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Soudan: Coup d’Etat, Oumar el Bachir n’est plus président

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Après l’affaire de Bouteflika le président d’ algérie, c’est le tour de Omar El bachir président de la République du Soudan. Le ministre de la Défense vient d’annoncer sa destitution et son arrestation, ainsi que celle des principaux cadres du régime, lors d’une allocution à la télévision d’Etat.

« J’annonce, en tant que ministre de la Défense, la chute du régime et le placement en détention dans un lieu sûr de son chef », a déclaré Awad Ahmed Benawf. Un conseil militaire va administrer le pays pendant une période transitoire de deux ans, a-t-il précisé.

Des milliers de personnes ont afflué jeudi sur le lieu où se tient depuis le week-end dernier un sit-in de protestation devant le siège du ministère de la Défense dans le centre de la capitale, Khartoum. Les milliers de manifestants présents parfois depuis des jours dans les rues de la capitale soudanaise ont laissé éclater leur joie, après l’annonce de la destitution d’Omar el-Béchir.

Mais qui est le président soudanais ? Militaire dans l’âme, Omar el-Béchir rejoint l’armée dès 16 ans, avant de combattre plusieurs fois, notamment contre Israël. Il gravit les échelons et prend le pouvoir en 1989 lors d’un coup d’état fomenté avec l’aide des islamistes. Dès lors, Omar El Béchir lance une purge et instaure un régime islamo-militaire.

D’un côté, il soigne son appareil sécuritaire. De l’autre, il introduit la charia et abrite des terroristes, dont Oussama Ben Laden lui-même. Le Soudan devient dès lors un état-voyou.

Les Etats-Unis le placent sur leur liste noire. Le président soudanais n’hésite pas non plus à lancer des guerres sanglantes dans son pays, au Sud puis dans l’Ouest, au Darfour, au prix de centaines de milliers de morts.

En 2009, la CPI lance un mandat d’arrêt contre lui, pour génocide, crimes de guerre et contre l’humanité, mais le chef d’Etat effectue près de 150 déplacements à l’étranger sans jamais être arrêté. Au fil des ans, Omar el-Béchir avait abandonné le soutien aux islamistes et Washington avait même allégé ses sanctions.

Le président soudanais continuait malgré tout les discours enflammés contre ses vieux ennemis occidentaux et haranguait la foule en agitant sa fameuse canne autour de lui.

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