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Sénégal: L’opposition dans la rue

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opposition dans la rue

Moins de quarante-huit heures après la fin du dépôt des dossiers de candidature à la présidence, au niveau du greffe du Conseil constitutionnel, l’opposition accélère la cadence pour l’organisation d’une élection «juste, transparente et démocratique ».

Pour autant, elle sonne la grande mobilisation pour une marche ce jour, vendredi 28 décembre, à Dakar. Principaux griefs des partis de l’opposition contre le « Macky» : le refus du supposé « hold-up électoral » que préparerait le régime en place, la gestion dite «solitaire » du fichier électoral, la « confiscation » des cartes d’électeur par le pouvoir en place, voire l’organisation du scrutin présidentiel par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, qualifié de ministre partisan.

Branle-bas général au niveau des partis de l’opposition pour la marche organisée, ce vendredi, à Dakar. Devant partir de la place de l’Obélisque pour aboutir au rond-point RTS, la énième initiative du camp opposé au président Macky Sall pour contester le pilotage du processus électoral vers février 2019 risque de ne pas être de tout repos. Pour cause, plus que jamais déterminé à arriver à ses fins, le camp anti-Macky a encore décidé de battre le macadam à Dakar, ce vendredi, après la prière du « Tisbar » à 15h.

L’opposition compte marcher pour exiger l’«organisation d’une élection présidentielle juste, transparente et démocratique ». Cette marche est la énième faite par les opposants au pouvoir de Macky Sall, pour exiger entre autres une personnalité neutre pour l’organisation de l’élection présidentielle. Pour cause, ils considèrent l’actuel ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, comme «juge et partie» et sans bonne foi, surtout après sa déclaration où il disait qu’«il mettrait tous les moyens à sa disposition pour réélire le candidat Macky Sall».

Dans la même foulée, l’opposition, avec à sa tête le Pds, dénonce la « gestion solitaire et opaque du fichier électoral » et exige que ce fichier électoral soit mis à leur disposition comme indiqué par la loi, d’autant plus que 0,8% de ce fichier leur est exigé, suite à l’introduction de la loi sur le parrainage.  A ce niveau, l’esquisse de fichier électoral mise à la disposition des experts de l’opposition par la Direction de l’autonomisation du fichier (Daf) n’a pas  reçu l’agrément du camp opposé à Macky Sall qui y voit une subtile manigance du pouvoir qui détiendrait en fait trois fichiers à sa disposition pour leurrer l’opposition.

A soixante jours de l’élection présidentielle, les réclamations de la plateforme de l’opposition sont bien loin de se terminer. La distribution des cartes d’électeur est toujours à l’ordre du jour pour l’opposition, car elle juge que le pouvoir en place est dans une logique de « confiscation des cartes d’électeur » surtout dans les zones où le « Macky » n’a pas la faveur des populations. Enfin, la sécurisation de l’élection présidentielle reste une préoccupation majeure de l’opposition. Pour cause, elle soupçonne une « tentative de coup d’État électoral » non seulement avec les divers « dysfonctionnements » constatés dans le pilotage du processus électoral, mais encore avec le maintien ou nomination de certaines personnalités au niveau certaines institutions parties prenantes du processus électoral, à l’image de la Cena et du Cnra.  

sudonline

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