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Sénégal: Le dialogue national démarre sur un mauvais pied

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Au Sénégal le Président Macky Sall, a ouvert hier le processus du dialogue national en présence de plusieurs personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile. L’ancien ministre d’Abdou Diouf, Famara Ibrahima Sagna a été choisi, avec consensus, pour diriger ces concertations. 

Il sera assisté par Le Général Mamadou Niang, ancien président du défunt Onel (Observatoire national pour les élections), le Professeur (Pr) Babacar Kanté de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar  et le Pr Aliou Sall, juge à la CEDEAO.  

Selon le Sud Quotidien, le chef de l’Etat n’a pas manqué de fixer les orientations majeures dudit dialogue, de donner un délai de 15 jours aux différentes organisations pour choisir leurs représentants dans le comité préparatoire du dialogue, tout en fixant le nombre de représentants par entité. Chaque partie aura 5 représentants (dans le comité préparatoire), sauf les chefs coutumiers et les religieux qui en auront 3.

Dans son discours d’ouverture du dialogue le président Macky sall “Je veux la confiance. Je ne toucherai rien de ce qui sortira de ce dialogue comme consensus. J’attendrai des conclusions, mais qui ne vont pas déstabiliser le Sénégal”.

L’ancien président Abdoulaye Wade leader du PDS et Ousmane Sonko du pastef ont fait part de leur no participation à cette concertation nationael. Les conditions posées par gorgui que le procès de son fils soit révisé, et que Khalifa Sall soit libéré. Par contre  le Secrétaire général adjoint du Pds Oumar Sarr a répondu à l’appel du Président Macky Sall. Autrement dit,  tout est à point nommé pour que Sarr et Wade-fils enclenchent un bras de fer qui fera, inéluctablement, très mal au Pds.

Ousmane Sonko  lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi au siège de sa formation politique. “Nous ne participerons à cette mise en scène”, avant d’ajouter  “nous ne sommes pas en guerre, il n’y a aucun besoin de faire un dialogue national”. 

Une décision pour le moins surprenante quand on sait que le Front de résistance national avait assuré avoir l’onction de tous les quatre candidats pour participer au Dialogue lancé hier mardi par le chef de l’Etat.

Selon La Tribune, “Khalifa Sall ouvre le dialogue de Macky Sall”, allusion aux demandes de libération de l’ancien maire de Dakar formulées par des membres de l’opposition.

“même si Macky Sall n’a pas hermétiquement fermé la porte, il n’en demeure pas moins qu’il a expliqué aux quémandeurs que tant que la procédure est pendante devant la juste, le président ne peut rien faire. On gracie une personne quand toutes les voies de recours sont épuisées” ajoute le journal

Le conseiller politique de Khalifa Sall, réagit à l’appel du maire de Dakar Soham Wardini, qui a demandé au président de la République, lors de l’ouverture du dialogue national, de faire libérer son prédécesseur.

Babacar Thioye Bâ dit être surpris de la réaction de Macky Sall qui a évoqué, après tout ce qu’il a fait, la séparation des pouvoirs.  « Ce sont des propos qui nous ont surpris dans la mesure où le président de la République, qui affirme que la procédure concernant l’affaire de la caisse d’avance est encore pendante devant la justice semble oublié que malgré ce caractère non définitif de la procédure, il a lui-même signé un décret portant révocation de Khalifa Sall de ses fonction de maire, il a fait saisir l’Assemblée nationale pour le déchoir de son mandat de député et en fin, il a poussé le Conseil constitutionnel à rejeter la candidature de Khalifa Sall à l’élection présidentielle au motif que le rebat d’arrêt n’avait pas d’incidence sur la procédure judiciaire ».

A l’en croire, le dialogue national « part du mauvais pied dans la mesure où les propos du chef de l’Etat, sont des propos qui frisent la mauvaise volonté ».  

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