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Recommandations contre l’esclavage, le racisme et les discriminations en Mauritanie. Par Diko Hanoune

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diko hanoune

Elles sont adressées à l’état Mauritanien qui passera son Examen Périodique Universel (EPU) en janvier 2021.

  • Nous recommandons à l’état Mauritanien de sanctionner les magistrats qui refusent de prendre en charge ou d’introduire  des plaintes  concernant l’esclavage et ses séquelles. C’est le cas dans la région du Guidimakha.
  • Fixer le délai maximum de l’instruction à 3 mois, l’organisation  d’un procès dans les 3 mois pour tout crime lié à l’esclavage, car, il y a des dossiers qui trainent depuis  8, 10 ans voire plus. Les magistrats qui ne respectent pas le délai des procédures, reçoivent des sanctions pécuniaires et/ou la rétrogradation du fonctionnaire.
  • L’organisation de procès en français, la recevabilité des plaintes en français dans les régions du Sud de la Mauritanie, la réorganisation du système judiciaire qui prive actuellement les francophones de toute possibilité d’avoir  accès à la  justice, car, tout est organisé et rédigé en arabe seulement. L’arrêt de cette francophobie publique au niveau des institutions. Parce que ce sont les populations noires qui sont visées.

L’exemple récent : « Ce lundi 5 novembre 2020 M. Kane Ousmane ministre des Affaires Économiques et de la promotion des secteurs productifs qui s’exprimait devant les députés en français, a été surpris par la brutale interpellation du député Ould Cheikh Mohamed Vadel qui l’a interrompu dans son exposé. Le député, téléphone portable à la main en live sur sa page Facebook, troubla la présentation du ministre. Il s’oppose à l’usage de la langue française dans l’hémicycle par le ministre en l’enjoignant de parler en langues nationales. »

  • Libération de tous les militants abolitionnistes Soninké qui sont détenus depuis plusieurs mois à Selibaby sur des fausses accusations. Il s’agit de ressortissants des villages suivants : Bouanze, Diogountro, Hamagué à l’exemple de Mohamed Biri DIARRA et Fousseinou DIARRA.
  • Arrêt de la CNDH, les forces de l’ordre avec la complicité de  certains magistrats à détourner des cas d’esclavage sur mineur, en une exploitation ou travail de mineur, qui camouflent l’esclavage en tutorat pour protéger, couvrir les esclavagistes contre la loi 0031-2015 pourtant l’incrimination de l’esclavage.
  • Nous recommandons l’arrêt des nominations et  promotions de hauts fonctionnaires qui sont visés ou impliqués sur des faits d’esclavage. C’est le cas  Amédi Camara, ex-ministre de l’environnement dans le gouvernement de l’ex-premier ministre Yahya Ould Hadémine  qui est promu comme ambassadeur au Nigeria par le président Ghazouani alors qu’il est visé par une plainte pour apologie de l’esclavage depuis en 2018. Mauritanie : Plainte contre le ministre de l’environnement et du développement durable pour apologie de l’esclavage :
  • L’abrogation de la loi d’amnistie de 1993 qui protège certains hauts officiers de l’armée, qui prive des milliers de citoyens noirs l’accès à la justice.
  • Le vote à l’assemblée nationale de la loi  protégeant la femme et l’enfant en Mauritanie.

Diko Hanoune/ Secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe.

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