Accueil MONDE Pendant que le Maghreb est en crise, Al Sissi s’accroche au pouvoir

Pendant que le Maghreb est en crise, Al Sissi s’accroche au pouvoir

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al sissi

Samedi 20 avril a débuté en Égypte le référendum qui pourrait permettre au président Abdel Fattah Al Sissi, au pouvoir depuis 2014, d’y rester jusqu’en 2030. Le scrutin, qui porte sur une révision constitutionnelle, sera ouvert jusqu’à lundi soir et devrait donner sans surprise la victoire au président égyptien.

Ce dernier a voté au Caire dès l’ouverture des bureaux de vote à 9 h, heure locale. Ces bureaux sont décorés aux couleurs nationales et placés sous haute protection de la police et de l’armée. Au total, plus de 55 millions d’Égyptiens sont enregistrés comme électeurs et sont appelés à se rendre dans l’un des quelque 13 000 bureaux de vote à travers le pays.

Les résultats seront proclamés le 27 avril. Les observateurs regarderont de près le taux de participation, révélateur de la popularité du dirigeant égyptien, en baisse depuis 2016 et la mise en place de mesures d’austérité.

En Libye, Depuis le début de l’offensive de Haftar, le 4 avril, les combats ont fait au moins 220 morts, 1 066 blessés et plus de 30 000 déplacés, selon l’ONU, qui redoute d’une reprise des affrontements dans ce pays régulièrement secoué par les conflits depuis la chute de Mouammar Khadafi en 2011. L’émissaire de l’ONU en Libye, Ghassan Salamé, a mis en garde jeudi 18 avril contre un “embrasement généralisé” du pays, jugeant dans un entretien à l’AFP que l’offensive d’Haftar avait été “encouragée” par les divisions internationales.

Pour L’Algérie, malgré la démission du président Bouteflika, les populations continuent à se mobiliser dans les rues d’Alger. Sur plusieurs kilomètres, une foule immense a empli à nouveau les rues du centre d’Alger pour un neuvième vendredi consécutif de manifestations réclamant le départ de l’ensemble de l’appareil lié au président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Au Soudan les populations exigent l’instauration d’un gouvernement civil. Alors que Omar El Bechir, 75 ans, était jusque-là détenu par les militaires dans un lieu inconnu, depuis son arrestation à la suite de sa destitution par l’armée au terme de quatre mois d’un mouvement de contestation. La destitution du président du Soudan, jeudi 11 avril, marque la fin de trente ans de “règne”. Une semaine après la chute du président soudanais, la pression de la rue ne faiblit pas. Des milliers de manifestants ont ainsi afflué, jeudi 18 avril, pour le 13e jour consécutif de rassemblement devant le QG de l’armée soudanaise à Khartoum. Leur objectif : obtenir la dissolution du Conseil militaire qui a poussé vers la sortie l’ancien homme fort du pays afin d’instaurer un pouvoir civil. Le sit-in a connu un regain d’affluence et les slogans “Pouvoir aux civils, pouvoir aux civils” et “Liberté, paix, justice” ont fusé.

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