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Mauritanie : vers la suppression du système opaque de transfert de fonds illégales

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La Banque Centrale de Mauritanie (BCM)  a procédé  à une campagne de fermeture de  points de transferts de fonds non autorisés dans le pays.

S’inscrivant dans le cadre des efforts fournis par la BCM pour réguler le secteur informel financier, cette campagne touche plus de 700 entités de transfert de fonds illégales.

En effet, c’est  dans un communiqué, publié,  jeudi 7 mars que la BCM a adopté une feuille de route rigoureuse pour réguler le secteur.

 « Cette feuille de route a aussi pour objectif de protéger le consommateur des services financiers tout en prenant en compte le rôle important du secteur informel dans l’inclusion financière », a noté le communiqué.

Ainsi, elle porte à la connaissance du public qu’il est formellement interdit d’effectuer des transferts de fonds ou de valeurs via des entités non autorisées par la Banque.

Toutefois, l’article 24 de la loi 2005-048 du 27 juillet 2005, relative à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, stipule que les personnes morales et physiques doivent obtenir une autorisation préalable de la Banque Centrale de Mauritanie pour exercer des activités de transferts de fonds ou de valeurs. 

L’article 25 établit les sanctions applicables aux personnes physiques ou morales qui effectuent des services de transferts de fonds ou de valeurs sans ladite autorisation.

Sur ce, la BCM a délivré une autorisation provisoire aux prestataires de transfert de fonds ou de valeurs suivants :
1. Gaza Telecom
2. Tadamoun Telecom
3. Mauritanie Telecom
4. Elmersoul Telecom
5. EL Weva Telecom
6. Alimara Telecom
7. Chinguitty Transfert
8. FES Telecom
9. Tayba Paie

La BCM rappelle par ailleurs, que la fourniture de prestations de transfert de fonds ou de valeurs, sans son autorisation préalable et en dehors de son champ de supervision, pourrait servir dans des actes de blanchiment d’argent ou de financement du terrorisme et constituer, en conséquence, une menace à la sûreté publique.

Dans ce cadre, l’institution mère «   exige son autorisation préalable pour exercer le métier de transfert de fonds sur l’ensemble du territoire national. Elle a fixé aux opérateurs du secteur un délai pour se déclarer auprès d’elle afin de demander une autorisation ».

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