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Mauritanie: Ould Maham parle du coup d’État de 2008 et du désaccord entre le président et les députés

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sidi mohamed ould maham

L’ancien ministre, Sidi Mohamed Ould Maham, a déclaré sur son compte facebook que les divergences de la majorité des députés, des cheikhs et de nombreuses forces politiques avec le président Sidi Mohamed Ould Sheikh Abdallah étaient profonde et qu’il ne pouvait pas gagner.

Ould Maham a souligné que l’erreur du président à l’époque était de limoger en même temps le commandant de son état major (Baseb) le général Mohamed ould Abdel Aziz et le chef d’état-major de l’armée, le général Mohamed Ould Ghazouani, qui n’a jamais été enthousiasmé par un coup d’État contre le président Sidi Mohamed ould Abdallahi.

Le limogeage de Ghazouani avait poussé l’establishment militaire à s’unir et à soutenir le coup d’État, ce qui aurait été peu probable si la décision de limogeage se limitait seulement à Mohamed Ould Abdel Aziz.

Ould Maham a déclaré qu’il est exagéré de dire que le système qui a produit les élections de 2007 était un système démocratique civil. Le président Sidi Mohamed Ould cheikh Abdallah a été imposé par le commandant du bataillon de sécurité Présidentielle de l’époque, Mohamed ould Abdel Aziz et que ces élections constituaient un véritable coup d’État contre les candidats Ahmed Ould Daddah, Zeine Ould Zeidane et Messoud Ould Boulkhair en raison de la pression et de l’ingérence flagrante du colonel Mohamed Ould Abdel Aziz, qui a dirigé lui-même le coup d’État après un an et demi contre le président Sidi Mohamed Ould cheikh Abdallah.

Ce dernier a décidé, sans consulter personne, de mettre en œuvre le coup d’État, et il a refusé de justifier le coup d’État, sinon que par le fait  que le président de l’époque l’a limogé et donc , il a décidé de le renverser.

 Ould Maham ajoute que la majorité des partis politiques du pays à l’époque, quels que soient leurs orientations, ont soutenu le coups d’État de 2008, ainsi que plus des deux tiers de députés de l’Assemblée nationale,  et sénateurs, ainsi que l’écrasante majorité des mouvements syndicales.

Ils ont donc décidé d’appuyer le coup d’État et d’exiger du Conseil suprême de l’État de ramener le pays à la vie constitutionnelle dès que possible par des élections présidentielles organisées le plus tôt possible et garantir l’intégrité et la transparence avec une supervision internationale comme stipulé par les accords de Dakar.

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