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Mauritanie : mois du ramadan, coronavirus, le panier de la ménagère menacé

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fermeture des marchés en mauritanie

Au mois du ramadan, le prix des vivres augmente. Un phénomène habituel en Mauritanie.

Alors que la pandémie de Covid-19 continue son avancée et comme dans  beaucoup de pays, en Mauritanie aussi les  activités socio-économiques et déplacements sont réduits  parfois tout à fait interdits  et un couvre-feu appliqué à l’ensemble du territoire, les populations crient à la flambée des prix qui se profile.

Face à la montée galopante des prix de certains produits de première nécessité dans  la capitale et à l’intérieur du pays, les consommateurs alertent sur la menace pour le panier de la ménagère en cette période du mois béni de ramadan, mais surtout  du covid-19.

En effet, si l’épidémie de Covid-19 menace les populations, elle désorganise aussi  l’économie, y compris dans sa forme la plus élémentaire qui est de s’alimenter.

En sillonnant les marchés de la capitale, le constat est dressé,  les prix du sucre, de la viande, du riz, de l’huile et du lait, des pâtes et autres ont grimpé. Ce, malgré des mesures annoncées par le  gouvernement  dans différentes allocutions des autorités pour assister les populations dans cette période du covid-19.

Certains annoncent même que la distribution des aides n’est pas transparente. Qu’elle a un aspect politique plus que social.

Durant le mois sacré, les ménages dépensent plus d’un tiers de plus en alimentation. Une forte demande sur les produits alimentaires qui chamboule la structure de consommation et se traduit par une hausse importante des prix.

C’est exagéré, martèlent certains clients «  certains commerçants profitent du jeûne pour augmenter les prix de leurs marchandises plus qu’ils ne devraient. Nous n’avons pas  d’autres choix que d’acheter, car ce sont des choses dont nous avons besoin pour mener à bien le jeûne. La population devra donc faire face ce fait comme elle en a à l’habitude ».

Les commerçants à tour, pour justifier la cherté des prix, rejettent la faute  sur le coût de l’importation, et  à la fermeture des frontières et de certains marchés locaux.

Sauf, que « ce phénomène est habituel chez des commerçants. Il est devenu est tradition à l’approche de chaque mois du ramadan ». Indique une cliente.

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