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Mauritanie: Les options à la disposition de l’opposition

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mohamed lemine ould fadel

La leçon la plus importante à tirer des résultats des élections législatives, municipales et régionales est que le retard dans la préparation des élections a toujours des conséquences catastrophiques. Cette leçon n’a pas profité à l’opposition car elle s’est préparée très tard pour les élections présidentielles et jusqu’à présent, l’opposition n’a pas été en mesure de déterminer qui est son candidat principal ou son candidat consensuel.

Si nous revenons à la dernière élection présidentielle à laquelle participe l’opposition, à savoir les élections de 2009, l’une des principales raisons de la victoire du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz est qu’il a mené deux campagnes électorales (le 6 juin et la première moitié de juillet 2009). L’opposition n’a mené qu’une campagne électorale avec des moyens faibles et limités.

Aujourd’hui, il semble que la même histoire se répète, c’est que le système a entamé une campagne prématurée du ministre de l’Intérieur pour leur candidat, avant même que l’opposition puisse désigner le leur. Le pouvoir à lancer sa campagne prématurément, de manière à pouvoir réduire l’impact et l’ampleur de la grande différence de moyens et de possibilités, ce qui tend à toujours favoriser le candidat au pouvoir.

L’opposition n’a pas retenu la leçon des élections de septembre dernier ni des élections présidentielles de 2009. Elle répète aujourd’hui les mêmes erreurs que par le passé, c’est un fait qui aurait dû être dit. .

La première chose que doit faire l’opposition maintenant est de soumettre des lettres signées par les partis de l’opposition, les syndicats, les organisations et toutes les personnalités nationales qui aspirent au changement, de les envoyer au Conseil constitutionnel, à la présidence et au candidat du régime ( La reconstitution de la Commission électorale indépendante, l’ouverture des médias à l’opposition, la neutralité de l’administration…) et de fixer une date limite pour la fin du mois de février.

Avec une réaction positive du régime à ces messages: l’opposition doit participé aux élections, mais s’il ne réagi pas favorablement avant la fin du mois de février, dans ce cas, l’opposition doit déclarer son boycott des élections et son rejet de la législation sur l’élection d’un enfant: Ghazouani.

Les élections présidentielles visent un siège et non des centaines de sièges, comme lors des élections législatives et municipales, où l’opposition, dans le cas d’une participation à une élection qui n’est pas transparente, peut obtenir un siège ici ou là.

Le plus grand perdant dans le cas du boycott de l’opposition aux prochaines élections présidentielles sera le candidat au pouvoir, dont le mandat débutera par une crise politique qui viendra s’ajouter aux crises multiformes héritées de son prédécesseur.

Le boycott des élections présidentielles restera la meilleure option pour l’opposition si les autorités continuent de refuser de reconstituer la commission électorale et s’opposent donc à l’amélioration des conditions de concurrence.

Mais au cas contraire S’ils acceptent de reconstituer la Commission électorale et d’améliorer les conditions du processus électoral, l’opposition doit alors participer sérieusement aux prochaines élections et s’efforcer d’obtenir des résultats significatifs. Et être prêt à changer les règles du jeu et à s’allier avec le prochain président s’il décide d’ouvrir une nouvelle page dans laquelle les entraves changent au profit de la Mauritanie et corrige le chemin démocratique qui s’effrite.

C’est une grave erreur de laisser le candidat du régime dans le cas où il remporterait la présidence de la même catégorie de bénéficiaires et d’opportunistes qui se serait tourné vers Ould Abdel Aziz et les présidents précédents. Par conséquent, le déplacement de l’opposition serait une nécessité nationale si le candidat naissait, Ghazouani était élu vainqueur aux élections avec une plus faible crédibilité.

L’essentiel est que l’opposition devrait boycotter les prochaines élections si les conditions minimales de transparence ne sont pas remplies. Si les conditions minimales de transparence sont remplies, l’opposition doit participer aux élections et être pleinement préparée à reconnaître les résultats si le candidat du régime l’emporte, de même qu’elle doit être prête à ouvrir une nouvelle page avec le prochain président. Il était prêt à ouvrir cette page pour son bénéfice en tant que nouveau président et pour le bénéfice de la Mauritanie, qui doit absolument coopérer dans la phase suivante pour coopérer avec tous les acteurs de l’opposition et de la loyauté et s’unir face aux bienfaiteurs, avant que les naïfs et « mutbalin » monopolisent le prochain président seul avec ses frères.

Que Dieu Sauve la Mauritanie ..

Mohammed Lamine Ould Fadel

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