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Mauritanie : les consommateurs dénoncent une hausse des prix des denrées de première nécessité

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L’Association mauritanienne de protection du consommateur (AMPC) a affirmé, vendredi,  22 mars que les prix des matières de première nécessité continuent de s’accroitre durant  les dix dernières années.

Les prix  des produits de consommation courante augmentent de l’année en année, de mois en mois, de semaine en semaine et même de jour en jour, et ce sans que le gouvernement ne se soucie de la situation du panier  de la ménagère.

En sillonnant les espaces commerciaux, marchés et supermarchés de Nouakchott  et même à l’intérieur du pays, la réalité des choses saute à la figure. On dit souvent que les prix sont en baisse, mais ce n’est pas le cas.

Ce constat a été établi sur la base d’un suivi des prix au niveau des marchés de vente en gros dans le centre-ville à Nouakchott, a précisé l’AMPC dans un communiqué.

Ainsi, le prix du riz, notamment celui de bonne qualité, est monté de plus de 80% alors que ceux du sucre et du lait ont augmenté respectivement de 25% et 14%.

Sans parler la flambée  incessante des prix de l’huile,  des pâtes,  les oignons, les pommes de terre et les  légumes…

Ces produits généralement importés ont pris l’ascenseur depuis le mystérieux changement de base unitaire de l’Ouguiya, à la fin 2017.

L’AMPC  considère que les programmes gouvernementaux n’ont eu aucun impact sur le recul des prix, y compris le programme Emel basé sur la subvention limitée de certains produits.

Sur ce, elle a appelé à la prise de mesures urgentes pour faire face à cette envolée des prix et juguler ses causes directes comme « le monopole, les taxes douanières, l’effondrement du pouvoir d’achat, l’anarchie dans l’importation et la cherté des hydrocarbures ».

Et de  généraliser la subvention gouvernementale pour englober tous les produits de consommation « comme en est le cas dans les pays voisins ».

Une telle subvention doit en priorité concerner le lait et la viande,  indique le communiqué des consommateurs, tout en rappelant qu’en Mauritanie, les consommateurs des produits animaux et leurs dérivés sont majoritaires.

Ce n’est certainement pas le meilleur des signes pour accueillir le mois béni du Ramadan qui est prévu  début  du mois de mai prochain.

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