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Mauritanie : l’entreprise singapourienne Olam en phase de prendre le contrôle du Port Autonome de Nouakchott

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Le gouvernement mauritanien a décidé de donner une concession pour un terminal à conteneurs à une mystérieuse entreprise appelée «Arise-Mauritanie SA» dans le port de Nouakchott, suivant une procédure sans appel d’offres, selon un document public divulgué par la presse et portant l’estampille d’un “comité ministériel sur les PPP” dirigé par l’ancien premier ministre Oul Hadmine et composé de 7 ministères.

Derrière l’entité «Arise-Mauritanie SA» inconnue du grand public, se retrouve la multinationale «OLAM» géant mondial de l’agro-business, une société singapourienne, créée en 1989 et spécialisée dans le négoce et le courtage des denrées, avec un chiffre d’affaires annuel qui dépasse actuellement les 20 milliards de dollars.

Cependant, l’affaire, évoquée depuis 7mois dans les salons de la capitale mauritanienne, auparavant sans éléments concrets de référence, devient désormais une certitude.

La Mauritanie est présentement en discussion avancée avec le consortium formé par le singapourien Olam et l’entreprise locale ARISES Mauritanie-SA pour le financement, la construction et l’exploitation d’un terminal à conteneur et d’une jetée pétrolière au Port Autonome de Nouakchott.

Présentant la nouvelle concession sur sa page Facebook, le ministre de l’Economie et des finances, Moctar ould Diay affirme que la concession porte sur une période 30 ans, moyennant un investissement de 390 millions de dollars et la création de 500 emplois permanents, selon les termes de l’éventuel accord.

Oul Diey ajoute en outre que la firme singapourienne Olam verserait chaque année à l’État mauritanien 50 dollars pour chaque conteneur de quarante pieds, 75 $ pour chaque conteneur de 70 pieds et 2$ pour chaque mètre cube de carburant.

Selon les estimations du gouvernement, les revenus prévus pour la Mauritanie seront de 550 millions de dollars.
A présent, plusieurs zones d’ombre concernant ce nouveau projet se présentent à l’opinion publique :

La première question porte sur l’absence d’un appel d’offres international ouvrant la voie à la concurrence pour attribuer ce terminal. Ceci suscite plusieurs interrogations.

La deuxième concerne le profil de la société partenaire, laquelle, malgré son statut de grosse multinationale dans l’agroalimentaire et le négoce, n’a pas d’expériences dans le domaine des concessions portuaires, en dehors d’une attribution récente et également controversée au Gabon.

Tandis que la troisième se focalise sur le plan politique, beaucoup demande est ce que cet accord important révélé à quelques mois de la fin du mandat du président Mohamed Abdel Aziz passera par un vote parlementaire.

Le Port Autonome de Nouakchott est présent dans le giron d’Olam.

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