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Mauritanie : le sort des enseignants du secteur privé lié à la pandémie de covid-19

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Sans salaire touché depuis la fermeture hermétique des écoles  le 10 mars 2020, dans le cadre des mesures préventives  de  lutte contre le coronavirus, les enseignants du  secteur privé tirent le diable par la queue.

Cette catégorie d’enseignants  a été  la victime expiatoire de la pandémie du coronavirus. La fermeture des établissements est un manque à gagner pour ces enseignants et leurs familles.

Après la  fermeture des établissements privés, les promoteurs de ces écoles n’ont pas daigné assurer la paie de leurs enseignants qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Ils manifestent très peu. Mais ils sont pourtant tout autant concernés par l’évolution de la maladie à coronavirus qui sévit dans le pays depuis plus de trois mois. Ils sont impactés par la pandémie covid-19. Et donc ils sont au chômage depuis plus de trois mois.

Aujourd’hui, les enseignants du secteur privé lancent un  cri de cœur pour dire à l’Etat qu’ils font partis de ces citoyens à qui on doit aider dans cette période de chômage forcé afin de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles.

Au micro de RFI, Moustapha Mohamed Diop, coordonnateur national du Syndicat des enseignants du secteur privé indique « sans salaire, la vie au quotidien est devenue difficile.  Nous avons des loyers à payer, des factures à payer d’eau et d’électricité.

On n’a même plus de quoi acheter les vivres. Actuellement, il y a des collègues qui sont dans la rue. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont plus de quoi payer leur loyer. Et les bailleurs, que font-ils ? Ils les font sortir de la maison. »

Et pourtant, le gouvernement a demandé à toutes les entreprises privées de continuer à payer leurs personnels, y compris les écoles privées. Affirment certains enseignants.

Certains avaient entamé des démarches auprès des responsables de l’Education nationale et de la promotion civique afin qu’ils fassent la pression sur les promoteurs des écoles  en vue de venir en aide à ces enseignants mais ceux-ci indiquent qu’ils ne peuvent rien par ce que beaucoup de parents n’ont pas payé la scolarité de leurs progénitures.

Il faut dire que la plupart de ces enseignants sont des diplômés sans emploi qui attendent désespérément l’intégration à la fonction publique.

Vivement que le gouvernement prenne en compte la situation de  détresse de ces  enseignants du privé qui triment sans salaire depuis plus de trois mois.

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