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Mauritanie: le gouvernement s’attaque de nouveau au fléau du sac plastique

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Après plusieurs tentatives  successives depuis 1er janvier 2013 jusqu’à décembre 2017, voilà une nouvelle loi interdisant l’usage des sachets en plastique en Mauritanie.

En effet, une loi  pénalisant les sachets en plastique a été adoptée mardi, 24 avril  par l’Assemblée nationale. D’ici quelque temps ces sacs ne seront plus distribués au marché ou dans les boutiques.

En  adoptant cette loi, les députés ont proscrit la production, l’importation, la vente et la distribution des sachets pour que le fléau soit  définitivement radié sur le territoire mauritanien comme dans certains pays   de la sous-région.

Toutefois, pour durcir la sanction le gouvernement a ajouté des  poursuites pénales (peines de prison) aux sanctions pécuniaires.

Ainsi, les sanctions d’emprisonnements et financières varient selon les catégories d’utilisateurs.

En ce qui concerne les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants, les sanctions varient entre 2 000 000 et 50 millions d’ouguiyas d’amende et de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.

Tandis qu’aux particuliers, leurs sanctions varient entre 5000  20 000 ouguiyas d’amende et 7 à 15 jours d’emprisonnement.

Intervenant pour les circonstances, le  ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Amédy Camara a laissé attendre  qu’en dépit des   campagnes  de sensibilisation  menées à plusieurs reprises, les citoyens ont continué à utiliser les sachets plastiques  et de manière abusive. D’où la nécessité d’inclure des peines d’emprisonnement.

Arrivé il y a près d’un demi-siècle par pure invention de l’Homme et né par procédés chimiques, le sac plastique constitue aujourd’hui un véritable fléau pour l’environnement.

Ces sacs, souvent abandonnés et jetés dans la nature, polluent les sols, augmentent la mortalité des animaux qui les ingurgitent et constituent aussi un risque  pour la santé des hommes.

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