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Mauritanie : le cas du blogueur Ould Mkheitir défraie la chronique

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La sentence prononcée par le juge ayant libéré le blogueur mauritanien, Ould Mkheitir qui avait été condamné à mort pour apostasie fait couler beaucoup d’ancre et de salive.
Si du coté du pouvoir, aucune forme de communication n’a été constatée, du coté de l’opposition on parle d’un verdict politisé.
Le Forum national pour la démocratie et l’unité en Mauritanie (FNDU) a qualifié de « politisée » la peine de deux ans de prison prononcée en appel jeudi contre Mohamed Cheikh Ould M’khaitir, déjà condamné à mort en première instance pour « insulte » au prophète Mohamed (PSL).

Le Front qui regroupe une dizaine de partis politiques, des centrales syndicales, des organisations de la société civile et des personnalités indépendantes, a également exprimé son rejet catégorique de la politique du pouvoir consistant, selon lui, à « manipuler les dossiers sensibles qui menacent la stabilité et la sécurité du pays ».

Des manifestations tous azimuts et spontanées ont été constatées dans la plupart des villes mauritaniennes, notamment à Nouakchott, Nouadhibou, pour exiger l’exécution de Ould M’khaitir.

Elles ont été réprimées par les forces de l’ordre qui ont fait usage abusif de matraques et grenades de gaz lacrymogène et procédé à des interpellations à l’emporte pièce. A l’heure où nous mettons sous presse, des voix s’élèvent pour retrouver le blogueur pourtant libéré mais invisible.

Maître M’baye, son avocate interrogée, sidérée par cette nébuleuse, a dit qu’elle n’est pas en mesure de répondre aux questions et ignore complètement où se trouve réellement son client.

D’aucuns pensent, mordicus, que les autorités étatiques, par mesure de sécurité, ont consciemment choisi de mettre le blogueur hors danger, eu égard à une certaine frange qui réclame aujourd’hui encore sa tête. On sait que le père du blogueur s’est exilé en France pour des menaces qu’il subissait.

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