Accueil MAURITANIE Mauritanie : l’abandon des notices rouges de l’Interpol contre Mohamed Bouamatou

Mauritanie : l’abandon des notices rouges de l’Interpol contre Mohamed Bouamatou

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L’Organisation policière internationale, Interpol, a décidé d’annuler les avis de recherche concernant deux opposants au régime mauritanien, le richissime franco-mauritanien Mohamed Ould Bouamatou et son proche collaborateur Mohamed Debagh dont la justice mauritanienne a émis un mandat d’arrêt international; a-t-on appris des sources de concordantes.

En effet, les avocats des deux intéressés ont indiqué à la presse que l’Interpol a justifié sa décision d’annulation du mandat d’arrêt par l’existence d’une dimension politique prédominante dans cette affaire.

Il s’agissait finalement d’une affaire à prédominance politique, alors l’INTERPOL a décidé en octobre dernier, d’annuler les « notices rouges » relayant les mandats délivrés. Ajoute la commission de contrôle d’Interpol qui a pris la décision d’effacer de son fichier les informations concernant les deux hommes d’affaires.

Cependant, selon les avocats de Bouamatou, la démarche de Nouakchott visait à s’opposer aux éventuelles ambitions politiques de l’homme d’affaires.

Ces mandats d’arrêt ont eu également pour dessein d’empêcher le chef de file du groupe BSA et de la Banque GBM de se présenter le cas échéant à une élection en Mauritanie, et de soutenir un autre candidat alors que le président Mohamed Ould Abdel Aziz s’est déjà annoncé candidat à un troisième mandat à la tête de la Mauritanie.

A rappeler que Bouamatou et son bras droit font l’objet depuis août 2017 d’un mandat d’arrêt de la justice mauritanienne pour corruption pour avoir versé des pots-de-vin à des sénateurs engagés en 2017 dans une fronde contre un vote visant à supprimer le Sénat.

Une affaire qui a créé un grand dossier et un grand tollé de l’année 2018 nommé « l’affaire Bouamatou » qui a conduit au gel des biens du richissime ainsi que l’arrestation abusive de certaines personnes soupçonnées travailler avec l’homme d’affaires.

A noter par ailleurs, qu’Ould Bouamatou, l’opposition farouche du régime en place, avait soutenu le président Ould Abdel Aziz, qui est d’ailleurs son cousin, lors de l’élection présidentielle de 2009, avant de lui tourner le dos quelques années plus tard et de quitter le pays pour un exil volontaire au Maroc.

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