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Mauritanie : la centrale syndicale en guerre froide avec l’État

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La Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), a récemment saisi  une plainte  contre le gouvernement auprès de l’OIT, afin d’amener l’exécutif mauritanien à respecter les droits fondamentaux des travailleurs.

En effet, dans un  communiqué récemment annoncé,  la centrale,  fait part de sa décision de relancer la plainte qu’elle avait déposée en mars 2016 contre le gouvernement mauritanien auprès de la commission de la liberté syndicale de l’Organisation internationale du travail (OIT).

La relance de cette plainte intervient en réaction d’un accord signé  à Genève le week end dernier,  entre l’Etat mauritanien, la Confédération syndicale internationale (CSI) et certaines centrales syndicales mauritaniennes affiliées à celle-ci.

L’accord en question est signé à l’insu de la CGTM et il  porte sur la question du travail forcé et de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, sur l’abolition du travail des enfants et sur la question de la représentativité syndicale.

Cependant, la CGTM justifie le rejet du nouvel accord de Génève , par plusieurs remarques signalées dans le communiqué. Ainsi, elle considère  que les parties signataires ont « fini par concéder au gouvernement un avantage qui est celui de pouvoir continuer à violer la liberté syndicale et les droits des travailleurs d’avoir leurs délégués du personnel et d’avoir leurs représentants pour entamer les négociations sociales dans le pays ».

Ce consensus  signifie pour la CGTM, d’une récompense à « un gouvernement qui n’a pas été à la hauteur des engagements déjà pris dans le cadre de la feuille de route qu’il avait signée avec les organisations syndicales affiliées à la CSI sous les auspices du BIT en mars 2017 et qui devait être clôturée en novembre» de la même année.

A signaler que la première  plainte avait été à l’origine de la mission du Bureau international du travail (BIT) qui a séjourné en Mauritanie début janvier 2017 et qui a conduit à la conclusion d’une feuille de route signée en mars de la même année.

Une conclusion qui avait conduit la CGTM à suspendre sa plainte en signe de bonne volonté pour donner l’occasion à ladite feuille de route d’être réalisée. Ajoute le communiqué de la CGTM.

 

 

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