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Mauritanie: Ghazouani sur les revenus du gaz et l’esclavage

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ghazouani

Le président Ghazouani, dans une interview au journal Sénégalais le Soleil, a promis que le produit de l’exploitation des gisements de gaz naturel en Mauritanie seront au service de l’économie nationale, notant qu’ils seront répartis équitablement.

Ould Ghazouani a déclaré que la priorité de son gouvernement est de renforcer le niveau de la bonne gouvernance en ce qui concerne l’exploitation des ressources en général et des ressources extractives en particulier.

Il a ajouté: “Je vous assure que notre exploitation des ressources énergétiques sera transparente et que ses détails seront connus de tous citoyens mauritaniens, ainsi que de nos partenaires de développement.”

Il a averti que, dans un proche avenir, “la Mauritanie et le Sénégal entreront dans le club des pays producteurs de gaz, je pense donc que des perspectives économiques prometteuses attendent nos deux pays”.

“Nous devons faire attention et ne pas perdre de vue le fait que les hydrocarbures sont des ressources non renouvelables”, a-t-il déclaré.

“Afin d’exploiter rationnellement ces ressources, les deux pays devraient augmenter le niveau d’échange d’expériences et de consultation afin de multiplier les effets économiques de l’exploitation de cette richesse et de réduire les effets négatifs que le processus d’exploitation peut avoir, notamment en ce qui concerne l’impact environnemental”, a-t-il déclaré.

Le président s’est dit convaincu que l’exploitation des ressources en gaz communes avec le Sénégal et le futur pont de Rosso constitueront des “pôles de développement” qui permettront aux deux pays de faire un pas vers c’une intégration économique irréversible.

Sur la question d’esclavage en Mauritanie le président rejette l’image que certains veulent donner à la Mauritanie, en la faisant passer pour un pays esclavagiste.

“Le mot esclavagiste suppose que l’esclavage soit institutionnalisé ; alors que notre arsenal juridique sur ce sujet ne souffre d’aucune insuffisance. La pratique de l’esclavage est réprimée vigoureusement par les lois du pays et est considérée crime contre l’humanité”.

Sur le même sujet, Ghazouani reconnaît toutefois “les séquelles de ce phénomène avilissant qui existent encore…Nous ferons de la justice et de l’égalité des chances pour tout notre principal cheval de bataille”.

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