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Mauritanie : “Ghazouani n’est pas le “Medvedev” Mauritanien”

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ghazouani medvedev

Le scénario selon lequel l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz reviendra au pouvoir après l’avoir remis à son ami, dans un processus de rotation similaire à ce qui s’est passé en Russie il y a des années, est révolu.

Selon le journal le Monde citant une source proche du président que la crise récente marque “la fin d’une période d’incertitude”, avant d’ajouter: “Les choses sont devenues claires. Le vrai dirigeant est Ghazouani, qui ne sera pas un Dimitry Medvedev local pour la Mauritanie”.

Depuis son entrée en fonction, le nouveau président se libère progressivement de l’influence de son prédécesseur.

Mohamed Ould Abdel Aziz qui était absent de la célébration officielle, de la fête du 28 novembre, s’est senti agacer des changements de Ghazouani depuis son investiture à la tête du pays le 1er août. L’absence à des festivités de l’indépendance du pays se traduit par une expression de colère.

Les signaux envoyés par le nouveau président ont gardé le doute. Il est issu d’une famille prestigieuse, et préfère le dialogue et le compromis, et a pris soin de ne pas offenser son prédécesseur, notamment dans les nominations de son équipe, où il n’a pas effectué d’opération de nettoyage mais a plutôt greffé l’ancienne équipe avec de nouveaux éléments.

La même source à la présidence dit que le nouveau chef de l’Etat a émis une directive de ne pas attaquer publiquement son prédécesseur. Dans une interview du journal Lemonde, il a déclaré qu’il ne s’écarterait pas de sa ligne de conduite mais réduirait le “fossé” entre les deux hommes, tout en reconnaissant “le contraste entre leurs points de vue et leurs appréciations”. “Il est plus efficace d’ignorer Aziz que de continuer à le faire vivre en parlant de lui”, explique la source, qui a préféré ne pas être nommé. 

L’opposition semble déterminée à gâcher la retraite de l’ancien président. De nombreux parlementaires ont annoncé leur intention d’exiger la création d’une enquête parlementaire sur les ressources d’Aziz et de sa famille. Mais pour le moment, il ne reste qu’une menace.

A Nouakchott des rumeurs d’un coup d’État militaire auraient été avorté au point que le ministre de la Défense s’en mêle en le démentant comme fausse. 

Ghazouani a limoge le chef de la sécurité présidentielle  qui est dotée d’outils classiques d’intervention militaire, l’unité dispose également de moyens sophistiqués d’espionnage. Mais la menace peut aussi venir de la gendarmerie, de l’armée de l’air qui est bien équipée ou de la police connue sous le nom de corruption.

Le nouveau président surveille la situation et affirme son autorité progressivement. Mais les secousses du retour de son ami pourraient l’inciter à être plus prudent et à accélérer les changements au sommet de l’état.

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