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Mali: ouverture des assises du dialogue national

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dialogue national au mali

Le président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta a ouvert hier à Bamako les assises du Dialogue national inclusif. Une opportunité pour les maliens après des mois d’attaques et de violences ethniques qui ont tué plusieurs personnes.

Au Mali, les effusions de sang entre éleveurs peuls et agriculteurs sédentaires dans le centre du pays , ainsi que les Djihadistes armés opérant dans certaines parties de la vaste région du Sahel, ont exacerbé le problème

“Unissons-nous, joignons nos mains pour boucher les trous d’un vaisseau cassé”, a déclaré Boubacar Keita lors de son discours d’ouverture au Palais de la Culture de Bamako.

Il a qualifié ces assises comme étant “un congrès de plus, mais le congrès qu’il fallait pour mieux asseoir notre processus démocratique, adapter nos institutions, corriger notre gouvernance, stabiliser notre pays, renforcer notre volonté de vivre en commun”.

L’opposition dirigé par Soumaïla Cissé, a refusé de participer, dénonçant “une grande opération de communication” visant à faire “faire croire que tout le monde est autour du chef de l’Etat”.

“Nous ne sommes pas partants pour faire une parodie de dialogue (…). Nous avons posé un certain nombre de conditions qui ne semblent pas acceptables pour la majorité présidentielle”, a-t-il ajouté.

Il s’agit, entre autres, de “l’opportunité d’une révision de la Constitution” et de “l’ouverture d’un débat sur les raisons du retard et des blocages de la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation” de 2015.

Le “déséquilibre” entre le nombre de représentants pour la majorité, l’opposition et la société civile est également l’une des raisons pour lesquelles son parti a refusé de prendre part au dialogue, a-t-il dit.

Parmi les organisations présentes figure l’association des commerçants-détaillants du Mali ou le chef de la tribu Kel Antessar de Tombouctou. L’imam Mahmoud Dicko, très influent au Mali et bête noire du pouvoir, a également fait le déplacement.

Les groupes armés touareg signataires de l’accord d’Alger, qui exercent un contrôle militaire sur plusieurs villes et régions du nord, ont, eux, fait planer le doute sur leur venue jusqu’au dernier moment. En cause, la révision ou non de cet accord qu’ils ont signé contre des promesses d’inclusivité et de décentralisation.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), principal collectif de groupes signataires, a indiqué avoir obtenu du gouvernement l’assurance qu’il ne serait pas question de cet accord lors du dialogue. « Nous sommes là parce que nous avons eu la certitude qu’on ne touchera pas à l’accord de paix pendant ce dialogue », a dit à l’AFP son porte-parole Almou Ag Mohamed.

Ce dialogue national inclusif devra durer une semaine.

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