Accueil MONDE Mali: l’opposition rejette la la proposition de la mediation CEDEAO

Mali: l’opposition rejette la la proposition de la mediation CEDEAO

221
0
PARTAGER
Goodluck Jonathan sur la crise du mali

La médiation de la CEDEAO a proposé hier, à l’issue de sa mission, un gouvernement d’union nationale et la formation d’une nouvelle Cour constitutionnelle sur une “base consensuelle” pour résoudre le litige autour des résultats des législatives.

Dans sa déclaration finale, la médiation ne se prononce pas expressément sur le maintien au pouvoir du président Ibrahim Boubacar Keïta, contesté dans la rue depuis début juin, et dont le M5-RFP, mouvement à l’origine des manifestations, ne cesse d’exiger la démission.

Dans la nuit de vendredi à samedi, à l’issue d’une ultime réunion avec les médiateurs, le Mouvement du 5-Juin (M5-RFP), alliance hétéroclite de chefs religieux et de personnalités du monde politique et de la société civile, avait rejeté leurs propositions, affirmant que celles-ci exigeaient expressément le maintien au pouvoir du chef de l’État.

“Nous avons rencontré le M5 quatre fois et nous n’avons pu rapprocher nos divergences”, a reconnu dimanche Goodluck Jonathan, lors d’une conférence de presse à Bamako. Il a précisé qu’il n’était pas dans les attributions de la CEDEAO de chercher à obtenir la démission du président Keïta.

Les autres propositions formulées dans la déclaration finale sont similaires à celles déjà rapportées par le M5-RFP à l’issue de sa dernière rencontre avec la médiation.

Dans sa déclaration finale, la médiation demande la mise en place “de toute urgence d’un gouvernement d’union nationale, sur la base du consensus”, dont 50 % des membres seront issus de la coalition au pouvoir, 30 % de l’opposition et 20 % de la société civile.

Elle recommande la nomination d’une nouvelle Cour constitutionnelle chargée d’examiner en priorité le litige électoral autour des législatives de mars-avril. La Cour constitutionnelle a été dissoute par le chef de l’État le 12 juillet pour tenter d’apaiser la colère, largement déclenchée par l’invalidation en mai par ses magistrats de certains résultats, accordant in fine 10 sièges de plus au pouvoir.

afp

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here