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Mali: les gestes d’apaisements du président

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Mali: les gestes d'apaisements du président

Les gestes d’apaisement des autorités se succèdent au Mali. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé samedi soir la “dissolution de fait” de la Cour constitutionnelle au lendemain de la pire journée de troubles civils que Bamako ait connue depuis des années, faisant 4 morts parmi les civils.

Le président du Mali tente de dissiper les tensions quasiment insurrectionnelles qui ont parcouru Bamako pour le deuxième jour de suite. Ce dimanche, c’est l’imam Dicko, leader écouté de la contestation, qui a à son tour appelé au calme. 

“Ne provoquez personne. Ne vous attaquez à personne. Je parlerai cet après-midi et cela sera diffusé à la télévision. Avant cela, ne mettez pas le feu aux stations essence ni à (cet) arrondissement. Du calme, s’il-vous-plaît! Du calme ! Du calme !”, a martelé l’imam depuis la mosquée où il prêche habituellement.

Le renvoi de ses neuf juges figurait parmi les exigences de la coalition hétéroclite, composée de chefs religieux et de personnalités du monde politique et de la société civile, qui orchestre la mobilisation. Certains des neuf membres de la Cour ont déjà démissionné.

Plusieurs quartiers ont vu des hommes dresser des barrages, incendier des pneus et se livrer à des saccages, comme celui des locaux du Haut conseil des collectivités. 

Dans une brève allocution télévisée au ton grave, la quatrième en seulement un mois, le chef de l’État a indiqué qu’il abrogerait les décrets de nomination des juges de la Cour encore à leur poste, ce qui revient selon ses mots à une “dissolution de fait”. 

Les nouveaux juges devraient être nommés rapidement, ce qui devrait ouvrir la voie à des législatives partielles dans les circonscriptions dont la Cour constitutionnelle a invalidé les résultats. 

Ibrahim Boubacar Keïta a promis que les coupables de violences seraient punis. Mais il a aussi réitéré son offre de dialogue et assuré que le prochain gouvernement, en cours de constitution, serait “consensuel, composé de cadres républicains et patriotes et non de casseurs et de démolisseurs du pays”. 

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