Accueil MONDE Mali: Après le carnage d’Ogossagou, IBK limoge les chefs d’etats-major

Mali: Après le carnage d’Ogossagou, IBK limoge les chefs d’etats-major

219
0
PARTAGER

L’annonce de la dissolution du groupe armée dogon basé dans le centre du Mali a été faite par le premier ministre. L’association Dan Nan Ambassagou a avait lâchement attaqué un village de la communauté peulh Ogossagou.

Le bilan est très lourd : 130 morts et plusieurs blessés graves sans compter les pertes d’animaux et matériel. C’est un réel carnage, une vraie scène d’horreur, c’est de la barberie, c’est ainsi que le groupe TABITAL PUULAGU a qualifié ce cauchemar. Une délégation du gouvernement – composée notamment de trois ministres – s’est rendue sur place dimanche pour rencontrer les familles rescapées ainsi que 43 personnes blessées.

Face à eux, les autorités avaient une priorité en tête : assurer leur sécurité.« Nous avons rencontré des populations meurtries, nous avons vu cet acte horrible, nous avons vu des enfants calcinés, des femmes calcinées. La scène est horrible, rapporte Amadou Koïta, porte-parole du gouvernement. Le gouvernement a décidé d’entreprendre toute action pour d’abord sécuriser les rescapés, sécuriser le village. Un contingent de l’armée est déjà sur place ».

Des dizaines de militaires ont été dépêchés dans les villages. Le gouvernement s’est engagé à arrêter les auteurs de ces massacres et à les apporter en justice. Le procureur de Mopti a aussi fait le déplacement, car une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités. Par ailleurs, les secours se sont organisés une partie de la soirée, samedi, notamment pour évacuer les blessés. Ils ont été conduits vers la localité de Bankass pour certains, vers Mopti pour d’autres.

Les Maliens, sous le chocSur dans les réseaux sociaux ou dans les rues, ils exprime tous leur indignation au lendemain du massacre. Un choc partagé par le représentant de la mission de maintien de la paix Mahamat Saleh Annadif qui, devant la presse samedi et entouré d’une délégation du Conseil de sécurité de l’ONU, a enjoint à l’État de stopper la spirale de la violence.

Le président Malien IBK, à son tour, a lomogé les chefs d’etat Major. Ces cascades de limogeage des état majeurs suffit-il comme acte majeur pour situer les responsabilités ? Pourquoi laisser le ministre de l’Intérieur sur ses services ? Qu’en est-il de la poursuite des assaillants ? Sont autant de questions qui s’imposent. 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here