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Les responsables de nos maux: nos militaires

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Les responsables de nos maux: nos militaires

Depuis cette  fameuse matinée du 10 JUILLET 1978  au cours de laquelle Maman (paix à son âme ) m’informa d’une voix pleine d’émotion que “Ould DADDAH” venait d’être arrêté. 

Que d’espoirs décus !!!

Ces ” forces armées dépositaires de la légitimité nationale , qui avaient pris le pouvoir ou repris le pouvoir à ceux qui l’avait spolié…” avaient dissout l’assemblée nationale, le parti et toutes les institutions qui lui étaient affiliées .

A l’époque, à mon réveil, en entendant ce communiqué N°1 solennelle qui commençait par “mauritaniens , mauritaniennes, peuple de héros… j’ai eu confirmation que Moctar (paix à son âme) “avait été attrapé” J’étais joyeux comme mes amis: Eux parcequ’un régime de “bourgeoisie compradore” venait de chuter et moi parce que la guerre aller s’arrêter.

Cette guerre qui m’avait arraché des aînés que je connaissais. Cette guerre qui avait fait régner la terreur parmi  certains de mes amis et compatriotes accusés à tort d’être des sahraouis  à cause de la couleur de leur peau.

On  a assisté dès les premiers semaines  à un tâtonnement du nouveau pouvoir , qui  peut être ensuite demandé  conseils  au  CMLN voisin , eux ils était CMRN… Comité militaire de redressement national, alors que rien n’était tordu , hormis cette guerre devenue impopulaire. Notre diplomatie  était à son apogée .Nous étions une voix dans le monde arabe , en Afrique , dans le mouvement des non alignés .

Notre soutien aux mouvements en lutte pour l’indépendance faisait notre fierté: OLP, ANC, FRELIMO, PAIGC…ETC

Des cadres de valeurs étaient dans l’administration et facilitaient  les activités de jeunesse. Les écoles malgré des réformes contestées étaient ouvertes à tous les fils du pays. Nos collèges et lycées distribuaient des bourses trimestrielles aux élèves. Les internats du secondaire fonctionnaient et permettaient le brassage entre enfants d’origine différentes .

Un festival de la jeunesse, précédé d’une semaine régionale permettaient à tous les jeunes mauritaniens de se rencontre, se distraire en apprenant à travers, chants et danses dans le respect de notre sainte religion.

Une monnaie nationale avait vu le jour et qui faisait déjà notre fierté , sans compter la nationalisation de nos mines de fer et la définition d’une nouvelle politique de pêche. Et depuis ?

La jeunesse est devenue la proie des mouvements extrémistes sectaires  encouragés par le pouvoir militaire. L’école est devenue l’ombre d’elle-même entre enseignants sans niveau et décisions politiques qui instaurent la division de fait. Plus d’internat , plus de bourse au secondaire, infirmeries scolaires démunies. Les Ecoles privées qui étaient une exception sont devenues monnaie courante sans aucun encadrement …

Plus de festival ou activité culturelle, partout ce « sérieux » qui nous distingue des peuples arabes ou africains et nous met derrière sur le plans sportif, pour ne citer que celui là.

Sur le plan politique après moult révolutions de palais, et les évènements douloureux avec le Sénégal, la Baule accoucha de notre démocratie bancale. Pour continuer à avoir la main sur le pouvoir , nos miliaires inventèrent  la retraite anticipée de l’armée , tout en contrôlant et celle-ci et le pays .

Taya  a été le premier à s’y essayer .

Pour  mieux assoir sa tyrannie il va diviserla population  d’avantage par des mesures gadget :

-plus de traduction du mot département ou région , désormais ce sera l’appellation arabe  dans toutes les langues, d’autres mesures plus fallacieuses les unes que les autres , cela va permettre au colonel de s’éterniser au pouvoir. 

Cette démocratie naissante bien que Bancale a soulagé certaines consciences libres qui ont commencé à s’exprimer et dénoncer les violations des droits de l’homme. Pendant ce temps le régime  en sourdine à travers ses services secrets menait une campagne contre les négro africains, les opposants  politiques arabes s’étaient assagies du fait que certaines des décisions  rentraient dans le cadre de leur programme .

C’est cette politique de refus d’ouverture, de la persévérance dans l’erreur qui continue à animer tous régimes militaires qui se sont succédés chacun avec sa cohorte de courtisans dans toutes les ethnies. Il y’a eu une courte période civile où l’espoir était né avec Sidi OULD CHEIKH ABDALLAHI (Paix à son âme ) mais c’était sans compter avec le bouffeur d’ espoirs AZIZ .

Et puis il y’a eu le relai AZIZ à GUAZHOUANI.

Soutien infaillible à l’ami de 40 ans pour garder la maison. Elections  entachées mais le candidat évite un second tour par un passage en force. Inspiré par ce qu’il avait vu faire quelques mois avant en COREE, AZIZ  coupa internet et envoya les troupes dans les points névralgiques  des villes, après  proclamation de la forfaiture.

Depuis GHAZHOUANI s’est installé mais rien n’a changé , ce sont les mêmes courtisans, les mêmes privilégiés  qui dictent la politique sociale du régime. La masse , la grande masse git dans la misère et le dénouement chacun espérant que son fils ou sa fille sera coptée par le système… L’expérience a montré que l’armée ne se retire de la vie politique que sous la contrainte.

Notre peuple n’est actuellement pas mûrs pour contraindre nos militaires à retourner dans les casernes. Ils sont donc là pour longtemps, c’est  sûr !!!

Espérons un jour qu’ils aient une inspiration divines afin d’écouter les doléances du peuple directement, pas les doléances rapportées par les courtisans véreux et cupides. Nous avons d’énormes possibilités sur le plan richesse, intelligentsia, à  être  un pays émergeant .

Cela est  à notre portée, il suffit que nos gouvernants, aient pitié de nous et entendent nos gémissements.

NEMAHAIDARA

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