Accueil MAURITANIE Le sinistre de Guidimakha, Croyez même à l’hypocrisie

Le sinistre de Guidimakha, Croyez même à l’hypocrisie

692
0
PARTAGER
mohamed lamine ould fadel

Les dégâts causés par les pluies récentes et les activités caritatives qui l’accompagnent ont suscité de nouvelles discussions sur la politisation du travail caritatif et de l’hypocrisie politique.

À propos de l’hypocrisie politique

Le convoi de charité Tawassoul pour les personnes touchées par les pluies à Guidimakha a suscité la controverse et a débattu à nouveau du problème épineux des partis politiques qui font des œuvres de bienfaisance, de l’hypocrisie politique et de la politisation de la charité.

Avant de parler de l’ingérence des partis politiques dans les œuvres de bienfaisance et de l’hypocrisie politique qui en découle, il est important de noter que la discussion ne sera pas d’un point de vue juridique ou jurisprudentiel. Elle ne sera discutée que d’un point de vue politique, car cette question est devenue l’une des questions d’affaires publiques qui suscitent le débat public parmi les personnes intéressées par les affaires politiques.

Commençant par une distinction entre les dépenses individuelles et les œuvres de bienfaisance fournies par des individus, cette solution est meilleure et mieux payante si elle est secrète et loin des yeux des médias. 

Ma propre théorie – être public, pas secret, et être un média commercialisé, pour de nombreuses raisons, notamment: 

1. La peur des partis et des organisations peut ne pas être présente à l’esprit dans les activités de bienfaisance, contrairement à ce qui se passe lorsque des individus pratiquent des activités de bienfaisance. 

2. L’annonce publique par les organisations politiques et les partis de leurs dons et de leurs dépenses caritatives peut créer une atmosphère de concurrence positive entre partis et organisations. Il peut donc être nécessaire de formuler des slogans de parti lors de la présentation de tout travail caritatif pour créer cette concurrence positive, qui bénéficiera aux groupes les plus pauvres et marginalisés. La déclaration de ses activités de bienfaisance par l’organisation ou le parti rassurera ceux qui lui ont fait un don et les assurera que l’argent ou les efforts qu’ils ont donnés ont été dirigés vers la bonne destination. 

3. Supposons que les partis politiques dépensent et même si nous sentons à ce que le parti ne fasse pas réellement la charité pour Dieu, mais pour des gains politiques et électoraux, même si nous en sommes sûrs, nous devrons tout de même rendre hommage politiquement à ceux qui suivent cette loi. 

Le parti qui dépense ses ressources allouées à aider les pauvres est bien meilleur que le parti qui dépense de l’argent uniquement pendant la période électorale. 

Un parti qui consacre une partie de ses ressources à faire campagne et à nettoyer une rue, à fournir de l’eau à des familles pauvres ou à lancer un convoi de secours est mille fois mieux qu’un parti qui ne dépense que pour l’image élargie de ses candidats en musique pendant les nuits de campagne. 

Franchement, on peut dire que le parti qui lance un convoi de secours en faveur d’une ville sinistrée est également engagé dans une lutte qui est au cœur de son activité politique, car il révèle à travers cet acte, un langage clair et un langage explicite des carences dans le fonctionnement du gouvernement.

À propos de l’hypocrisie du gouvernement

L’image du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et celle de l’urbanisation qui s’incline devant des familles touchées. Cela relève de la catégorie “insatisfaction du gouvernement”, et ce que les deux ministres ont fait ne sont que des mouvements représentatifs qui ne profiteront pas aux personnes touchées.

Ici aussi, il faut dire que la comparution des ministres dans des milieux délabrés, pleurant presque affectée par la souffrance des personnes touchées, méritait d’être saluée, même si que c’est de l’hypocrisie.

Lors de la deuxième campagne pour l’équipe nationale convoquée par l’ancien président, le président de l’Union des employeurs mauritaniens a fait don de 30 millions d’ouguiya ancien monnaie, tout comme de nombreux hommes d’affaires ayant participé à cette campagne pour leurs activités et initiatives politiques. Son utilité n’est pas claire.

Les victimes de la pluie ne méritent-elles pas au moins 10 millions de dons des patrons ? Un tiers de ce qu’ils ont donné à l’équipe nationale. Les victimes de la pluie à Guidimakha ne méritent-elles pas les dons de nos hommes d’affaires, c’est de l’hypocrisie ; deux poids deux mesures.

Si les hommes d’affaires donnaient aux victimes des inondations, nous serions encore plus forts, même si nous étions certains qu’ils avaient fait autant d’hypocrisie.

Que Dieu protège la Mauritanie …

Mohamed Lemine Ould Fadel

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here