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Le sein, un organe nourricier en Afrique

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“Dans la société africaine historique le sein était considéré comme un organe nourricier. Sa vue ne suscitait ou ne provoquait aucunement la libido. Aujourd’hui comme à l’occidentale il est devenu un organe sexuel”.

L’Afrique est aujourd’hui un endroit où toutes les matières physiques finies et courants de pensée inertes sont déportées parce qu’inertes reste la seule poubelle des doctrines mortes du monde et des technologies improductives et de la science des vilaines soumissions para-confessionnelles.

La modernité assez mondaine ayant pris le dessus sur le cultuel, et le supra-sprituel. Dans cette présente contribution nous allons parler d’un phonème de mode et pas le moindre. La voile wahabite rattachée délibérément à la religion. De quoi s’agit-il ? Nous le découvrirons au fil de ces lignes.

Avant, pendant et après la révolution islamique suivie de la pénétration coloniale avec le christianisme, nos soeurs s’habillaient le haut du corps nu. le sein était considéré comme un organe nourricier. Sa vue ne suscitait ou ne provoquait aucunement la libido.

Pourtant l’islam était encore là. Le mérite de nos premiers religieux fut adapter une religion à nos colorations culturelles locales. Durant ces trois dernières nous à l’implantation d’un courant plus arabe qu’islamique. J’appelle ça la légèreté de l’éducation, religion ou l’agonie de notre culture.

Dans la société occidentale le sein est un organe sexuel. Une femme n’allaite jamais son petit en public. Chez nous une jeune donne le sein à son enfant même dans les transports en commun. Donc malgré le déracinement à l’occidentale il nous reste encore une once une de vitalité héritée de notre passé historique. La culture n’est rien d’autre que la mémoire de l’intelligence collective de nos devanciers. Il y a donc eu une compilation des bonnes choses avant nous.

La culture fait le lien entre les régulations sociales et les sentiments humains fondamentaux. Mais en Afrique, d’année en année, nous passons de l’ignorance totale de notre culture, au fil du temps, à l’invivable lobotomisation de notre peuple. 

Chers frères et sœurs sachons trier le vrai du faux, l’adoration au fanatisme. La culture est comme un être vivant, quand elle se meurt elle se meurt elle ne meurt jamais. Elle change de main, c’est-à-dire de peuple.

Des milliers de cultures sont mortes dans le monde, le cas des indiens de l’Amazonie en est une parfaite illustration, d’autres sont dans le coma et les quelques-unes résistent encore sans véritable soutien : Qui se voyons-nous ou alors en sommes-nous avec notre Culture ?
 Il faut oser se questionner autour de sèmence très interrogative.
 Le Noir en Afrique et ailleurs, ce Divin incarné en humain devient de plus en plus cet être vil, désespérément désarmé, d’une légèreté insoutenable, vidé de sa substance spirituelle et psychique à cause de notre démission collective. Avouons-le ! N’ayons pas des déductions soufistes, car tout est de nous. Tous sont de nous. Usurpation est le maître mot pour discutailler sur notre sort. L’avilissement par des politiques d’humiliation à fin de nous pousser à nous renier nous-mêmes. Pour mieux nous desservir. Nous sommes en rupture avec l’Afrique authentique.

Aujourd’hui nous avons à faire à un peuple. Nous devons redevenir un PEUPLE. Actuellement tout porte à croire que nous sommes une mixture de tribus les unes montées contre les autres. Parce que les Sefarades et les Askenazes nous ont rudement aculturellés. Nous nous plaisons à nous dire modernes. Quoi ? J’ai dit MORT-DERME. J’en suis mort de rage.

Je ne me reconnais pas dans le malien, du sénégalais, du camerounais du 21ème siècle et réciproquement ce dernier devrait me regardé comme un zombie avec une vision du monde fluté.
Du mépris de nos valeurs vraies est née la cause aujourd’hui la plus grande tragédie des peuples d’Afrique.
 Du manque du culte de la facilité est apparus le dadain du goût de l’effort, de la bravoure, de la franchise, de la vertu. Nous assistons partout à une terrible régression de la socialisation.

Alors couvrir intégralement le visage n’est pas protéger notre société. Il faut plutôt couvrir les besoins de notre soeur, mère et épouse. Retenons la femme nourrit, soigne et soulage. Il faut cesser de dire que derrière chaque grand homme il y a une grande dame. Les grands hommes n’ont pas leur compagne derrière ni devant, mais à côté. Nous avons dorénavant des raisons sur le pourquoi et le comment pour nous retrouver et nous recouvrer. À fin de proclamer sans tambours ni trompettes la bonne indépendance.

“Tous les idéaux de la culture nègre sont disponibles dans les traditions africaines, dans les langues africaines et dans les rituels africains, mais il faut comprendre leurs portées principielles les réhabiliter, les réexpliquer, les réajuster et les documenter, car ils s’y trouvent”.

 Mais lorsque nous déplorons nous-mêmes notre ignorance, alors je me dis que le processus de l’exhumation de notre identité enfouie dans les décombres de notre violente histoire est entamé. 

La savane ancestrale et la forêt sacrée sont les seuls réservoirs de connaissances salvatrices dont nous avons besoin. Tous les idéaux de la culture nègre sont disponibles dans les traditions africaines, dans les langues africaines et dans les rituels africains, mais il faut comprendre leurs portées principielles les réhabiliter, les réexpliquer, les réajuster et les documenter, car ils s’y trouvent. Voici la solicitation du jeune esprit ayant l’absolu besoin de l’accompagnement de ses frères et soeurs. Tant que notre acculturation sera dispensée par des marabouts supervisés depuis Paris, Washington ou Lisbonne, tant que nous serons divisés en juifs, chrétiens ou musulmans, arabisés, hébraïsés ou occidentalisés, l’aliénation tous azimuts sera la chose la mieux partagée entre nous.

Procédons à une geniflexion pour reprendre nos valeurs vitales laissées tombées sous nos pieds par les premiers du canon en provenance de la mère et du sabre en provenance du désert, pour sortir la terre de nos insoumis de l’enveloppe de la misère et de toutes ses composantes assimilatrice. Puisque notre principale misère est mentale. C’est comme ça seulement que chemin de retour à notre être véritable sera entamé. Puisque nous les aînés de l’humanité.

Le processus sera long et périlleux mais il faut. Il le faut. Il le faut. Et il le faut puisqu’il.

 

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