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Le remède anti-émigration du Sénégal : 13 milliards F Cfa dans des zones rurales

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Le remède anti-émigration du Sénégal

L’Etat du Sénégal en partenariat avec l’Union européenne, l’Italie et l’Espagne a mis en place le projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux au Sénégal (PACERSEN)   grâce  à un financement de 13 milliards de francs CFA.

Financé à hauteur de 20 millions d’euro  (13 milliards F Cfa) pour une durée de 3 ans, le projet vise à identifier les zones affectées par l’exode rural et d’émigration pour y développer des activités génératrices de revenus afin de fixer les jeunes dans leur terroir, selon El hadj Malick Sarr, directeur général de l’agence nationale d’insertion et de développement agricole (Anida). El hadj Malick Sarr,  s’exprimait lors de la réunion du comité de pilotage du PACERSEN, tenue ce mercredi, à Dakar.

Cette initiative du Sénégal et ses partenaires vise à créer une dynamique de développement harmonieux en fixant les jeunes dans leur terroir à travers le financement de fermes agricoles. Ce sont quelques 1000 projets d’entreprise qui seront financés.

Le projet vise également à accompagner les migrants souhaitant revenir au pays pour se lancer dans l’entreprenariat. Ainsi, les « 25¨% de la cible vont être ce type de migrants », déclare  El hadj Malick Sarr.

« Nous ferons de PACERSEN un projet model qui fera tache d’huile » au Sénégal, promet, pour sa part, Modou Mboup, conseiller technique du ministre de l’Agriculture.

Toujours dans le cadre de ce projet, 18 000 jeunes vont bénéficier d’une formation professionnelle et seront accompagnés par l’UE. Les 1000 projets d’entreprise qui seront financés vont bénéficier d’un encadrement dans la formalisation.

Se voulant réaliste, M. Sarr a soutenu qu’il n’est pas question d’arrêter la migration humaine certes, mais  que l’aboutissement de ce projet sera plus efficace  que la construction de murs ou la fermeture de frontières, dit-il en référence à la politique migratoire de l’Union qui pense pouvoir endiguer l’immigration clandestine en se refermant sur elle-même.

En contrepartie, l’Union européenne attend une réaction rapide et efficace de la part du Sénégal. Ceci est « une démarche qui ne cherche pas à ériger des murs, mais à développer les potentiels », rassure Stéphane Debot, représentant de l’ambassadeur de l’UE au Sénégal.

senenews

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