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Le bilatéralisme, le libre-échange : la nouvelle guerre froide ( par Ibrahima Diallo )

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ibrahima diallo

Le bilatéralisme a-t-il des jours heureux devant lui ? C’est la question que beaucoup d’industriels et d’officiels des puissances occidentales se posent depuis le début de la crise économique en 2008. Alors que cette question avait été astreinte à des relations des pays fortement industrialisés avec leurs anciennes colonies. Comme c’est le cas avec la France et les pays de la zone CFA.

Nous nous rappelons à l’époque du taulé que les APE ( accords de partenariat économique, Ndlr ) avaient suscité entre la France et des pays africains. Un libre-échange qui était vu par beaucoup d’intellectuels africains comme une menace aux investissements locaux, le petit commerce notamment.

Dix ans plutard nous assistons impuissants à l’installation des organisations commerciales soutenues par des grandes corporations européennes.

Pendant que la Grande-Bretagne avec son brexit se retire de l’Union européenne, pendant que les États-Unis sont entrain de revoir leus relations avec leurs voisins le Canada et la Mexique,  la Chine et les pays européens, l’Afrique se laisse avoir à l’aveuglette par des promesses d’investissement fallacieuses en sacrifiant leur espace commercial à des multinationales au bord du déclin ailleur aux pays où elles ont commencé leur existence impérialiste.

Pour une citoyenneté entrepreneuriale

Ceux dont l’Afrique a besoin, c’est avant tout des créateurs de richesses. Partout dans le monde, ce sont les industriels qui font les lois, qui organisent la société, qui décident du calendrier scolaire, qui décident des fêtes nationales religieuses.

Il n’y a qu’en Afrique que nous croyons que les milliers d’industriels dont a besoin un pays pour construire sa prospérité peuvent être remplacées par un homme miracle à la tête de l’Etat.

Une personne qui utiliserait la baguette magique pour résoudre tous les problèmes, mêmes ceux d’intimité dans les couples.

Non, c’est au cinéma que ça existe. Un président de la république dans tous les pays du monde est avant tout un administrateur, quelqu’un qui met l’ordre et la sécurité pour accompagner la dynamique de richesse que les industriels créent. Un président a beau être le meilleur génie du monde, mais s’il gouverne un peuple de mouton, il ne pourra pas faire de miracle.

Au lieu de cela, lorsqu’on parle d’entrepreneurs en Afrique, il s’agit avant tout des spéculateurs. Notre système éducatif est crée et mis sur place pour former avant tout des chômeurs. Parce qu’il forme des gens qui doivent presque tous servir dans le secteur tertiaire. Or comme le mot l’indique, c’est un secteur qui vient en troisième position.
Maintenant il faut encourager les africains sur l’entreprenariat en adoptant le plan oligopolistique qui auront ensuite le monopole du marché  dans le futur. Celà doit commencer par moi, toi et ceux qui decident de créer des richesses.

Aucun pays du monde ne s’en sort en commençant par là où les autres finissent. Lorsqu’on dit secteur primaire, secondaire et tertiaire, ce n’est pas juste une classification numérique, mais aussi d’ordre. Le secteur primaire vient nécessairement avant. Et le secondaire est là pour transformer le primaire. Et le tertiaire pour gérer la richesse créée par le primaire et le secondaire.

Beaucoup de nos intellectuel pensent à tort que la jeunesse de la population du continent africain est un avantage pour son futur. Se faisant l’idée de la vieillesse des autres démographies, l’Europe notamment. La principale raison, la seule peut-être, en est que la moyenne de l’espérance de vie en Afrique est de 45 ans.

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