Accueil MAURITANIE L’année 2019, la Mauritanie sous les projecteurs des élections présidentielles

L’année 2019, la Mauritanie sous les projecteurs des élections présidentielles

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La Mauritanie amorcera-t-elle un nouveau virage dans sa gouvernance ? Connaitra –t-elle une nouvelle élite dirigeante ?  La démocratie triomphera-t-elle cette fois -ci dans le pays des mille poètes où le jeu politique séjourne  depuis plus d’une trentaine d’années aux mains des militaires ?

Ces questions auront certainement une réponse  au cours de cette année, précisément  le  02 juin 2019, date à laquelle, les populations sont appelées aux urnes pour des consultations présidentielles.

Une année qui se distingue dans la vie politique du pays  comme celle des  autres élections. Dans chaque région du pays , des joutes électorales, indécises dans certaines localités  ou jouées d’avance dans d’autres se dessinent à l’horizon.

Mais l’enjeu cette fois -ci reste différent, car le président sortant est banni sur la liste, et  les partisans de celui-ci ne sont pas tous d’accord sur le choix de l’homme qu’il  a choisi entre guillaumés pour le succéder.

Ce dit donne pour certains observateurs,  à l’opposition  une chance de s’offrir dans certains cas une victoire historique pour parvenir au pouvoir.

D’autres estiment que le  presque désaccord entre les coalitions politiques de l’opposition autour d’un candidat unique dresse sans doute le lit à une victoire haut la main de Ould Ghazaouani,  autrefois surnommé le dauphin  de Ould Abel Aziz.

Mais cette guerre d’égo au sein de l’opposition peut bien changer de direction, en parvenant à se rallier au finish pour la cause, afin de barrer la route aux militaires et supprimer la gouvernance des militaires qui dure et perdure.

Une nouvelle ère se dessine d’ailleurs au sein de la partie négro mauritanienne « puullar »  qui est parvenue  pour la première fois  à former une coalition après une longue assise des dirigeants de certains partis de l’opposition, d’hommes d’affaires et de la société civile, pour présenter ensemble un seul candidat  aux  prochaines élections présidentielles. 

Dans ce stratagème politique, avantages presque favorables pour Ould Ghazouani, on devra encore se  patienter jusqu’au dernier moment pour savoir  à qui le verdict des urnes  sera réellement favorable.

A présent, 6 dossiers de candidature ont été déposés sur  la table du conseil constitutionnel  dans la perspective du prochain scrutin  présidentiel prévu le 22 juin 2019.

Toutefois, en dehors de ce suspens, il y a aussi la crise de malentendu qui sévit  au sein de   la céni qui doit être à part égale selon l’opposition pour assurer une transparence  dans les consultations électorales entendues.

En effet, un  désaccord persiste  depuis quelques jours  entre le  pouvoir qui siège majoritairement à la  Commission électorale nationale indépendante (CENI)  et l’opposition qui se sent léser  en terme de représentativité au niveau de cet organe qui a pour mission principale de veiller à la régularité du processus électoral.

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