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La voix féminine du Sénégal à New York

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Dans le cadre des consultations avec la société civile et les organisations non gouvernementales, la 62e session de la «Commission de la condition de la femme» a lieu au siège des Nations-Unies – à New York du12 au 23 mars 2018.

Le thème prioritaire de cette rencontre tournait autour des défis et des priorités à exploiter pour parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes et des filles en milieu rural.

Les divers ateliers traitaient des thèmes suivants, question de la violence domestique, conjugale sexuelle et numérique, les mutilations génitales féminines, les mariages précoces et d’enfants, l’éducation des filles. La participation et l’accès des femmes aux médias et aux technologies de l’information et des communications.

Tous les participants sont d’avis que ces mariages d’enfants ou précoces freinent l’émancipation des jeunes filles qui abandonnent leur vie scolaire pour une vie matrimoniale. Elles ont donc peu de chances de se bâtir un avenir, sûr à l’abri des aléas de la vie. Or comme le disait Nelson Mandela, «l’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde».

Des représentants des Etats membres, des entités des Nations-Unies et des organisations non gouvernementales accrédités par le Conseil Economique et Social (ECOSOC) de toutes les régions du monde participent à la session.

Dans le cadre du renforcement des capacités, le gouvernement allemand a invité une 15 quinzaine de membres actifs de la société civile, dont l’auteur de ces lignes, Présidente de la Fédération des Associations Féminines d’Allemagne (DaMigra. Dachverband der Migrantinnenorganisationen.).

Parmi les délégations africaines, le discours du ministre de la Femme, de la Famille et du Genre du Sénégal, Mme Salimata Diop Dieng a suscité un vif intérêt.

Le Sénégal s’est engagé dans la voie du développement et de l’autonomisation des filles et des femmes, particulièrement en zone rurale, car la population sénégalaise est majoritairement féminine en zone urbaine, avec un taux de 50% et rurale à 54,8%.

Pour cela, le Sénégal a décidé d’adopter un nouveau modèle de développement pour accélérer sa marche vers l’émergence. Cette stratégie, dénommée « Plan Sénégal Émergent » (PSE), constitue le référentiel de la politique économique et sociale sur le moyen et le long terme.

Le Sénégal a instauré la parité dans les instances électives et semi-électives. La représentation des femmes à l’Assemblée nationale tourne autour de 42% au niveau des collectivités locales, elle atteint même un taux de 47,2%.

Dans l’ensemble, la baisse de l’incidence de la pauvreté s’est avérée particulièrement faible en milieu rural. Cette situation contraste avec les objectifs affichés dans le «Plan Emergent Sénégal». Il a fallu donc développer des initiatives qui favorisent les conditions de vie des populations en zone rurale.

Grâce au programme de développement comme le Programme d’Urgence de Développement communautaire (PUDC), il a été possible d’améliorer le cadre de vie des femmes par l’accès à l’eau potable, aux services sociaux de base, aux infrastructures, à l’électrification, par des équipements pour l’allègement des travaux champêtres.

A cela s’ajoutent les soins de santé. C’est ainsi que les femmes en couches qui doivent subir une césarienne sont entièrement prises en charge par l’Etat ainsi que les enfants jusqu’à l’âge de cinq ans. Cette couverture sanitaire a eu des effets bénéfiques et a réduit ainsi la mortalité maternelle et infantile.

Parallèlement au PUDC, le Sénégal a institué un programme d’Urgence et de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA) qui s’applique aux femmes vivant dans les zones frontalières afin de faciliter leur mobilité.
Madame le ministre, Mme Salimata Diop Dieng, a émis l’espoir que l’économie digitale va ouvrir de nouvelles opportunités pour les Femmes.

C’est dans cette optique que, le Sénégal a lancé depuis 2016, le projet «Sénégal numérique 2025» dans une perspective genre afin de faciliter l’accès des femmes aux médias et aux technologies de l’information et de la communication.

En conclusion pour le ministre, il convient donc d’œuvrer à l’autonomisation de la femme et, «d’exploiter en encourageant la création de Start up porté par les jeunes filles diplômées et les femmes menant des activités dans l’agrobusiness».

Afin de parvenir à réaliser les objectifs du Millénaire et à un développement durable pour les populations qui se traduisent par l’élimination de la pauvreté.

Dr. Pierrette Herzberger-Fofana/leral.net

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