Accueil Economie Guinée : 3 anciens ministres d’Alpha Condé inculpés

Guinée : 3 anciens ministres d’Alpha Condé inculpés

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Un ex-ministre guinéen a été écroué et un autre placé sous contrôle judiciaire à Conakry pour “détournement de deniers publics et corruption”, a annoncé mardi dernier un parquet spécial. L’ancienne ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle Zenab Nabaya Dramé qui alimente les débats en Guinée, a aussi été inculpée, bien que absente du pays.

L’ex-ministre du Budget sous Alpha Condé, Ismaël Dioubaté, a été placé sous mandat dans une prison de Conakry et l’ex-ministre d’Etat et conseiller spécial à la présidence pendant cette période, Tibou Camara, placé sous contrôle judiciaire, a indiqué un communiqué du parquet de la Cour de répression des infractions économiques et financières (Crief).

MM. Dioubaté et Camara ont comparu mardi devant la Chambre d’instruction de la Crief et sont poursuivis pour “détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux, corruption et complicité”, a précisé, dans ce communiqué signé de son procureur spécial Aly Touré, la Crief, créée par les militaires qui ont renversé le 5 septembre le président Condé.

La Crief a également inculpé et placé sous mandat de dépôt mercredi Mme Eveline Folla Mansara, ex-directrice administrative et financière du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Une information judiciaire a aussi été ouverte contre Mme Zenab Dramé, dite Zenab Nabaya, qui dirigeait ce département ministériel sous Alpha Condé.

Les faits qui sont reprochés à ces quatre ex-responsables n’ont pas été précisés par la Crief. Toutefois, selon le site d’informations Guinéenews, ils sont accusés d’un détournement présumés de près de 132 milliards francs guinéens.

Les militaires qui ont pris le pouvoir par la force en Guinée ont fait de la lutte contre la corruption réputée endémique un de leurs grands combats.

Le colonel Mamady Doumbouya, chef de la junte qui s’est fait investir président, a assuré qu’il n’y aurait pas de “chasse aux sorcières” mais que la justice serait la “boussole” du pays. La junte a procédé à l’éviction de nombreux cadres des services de l’Etat.

Africanews