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Doing Business 2019 : la Mauritanie avance mais reste mal classée

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Si à l’espace de trois ans la Mauritanie a pu gagner dix points de 176e place en2015 à 150e place en 2018, aujourd’hui encore elle fait ses preuves mais de manière ralentie.

En effet, selon le rapport du classement du Doing Business 2019 rendu public le mercredi, 31 octobre par la Banque Mondiale sous le thème « Formation pour mieux réformer », la Mauritanie gagne juste deux petites places.

Elle se retrouve encore derrière ses voisins comme le Sénégal, le Maroc et consort, en se pointant au rang de 148 place en 2019 sur les 190 pays africains concernés par le rapport.

Par ce classement, la Mauritanie doit renforcer ces réformes en matière du climat des affaires pour atteindre les objectifs escomptés.

Pour ce faire, elle doit assurer avant tout la stabilité politique et sécuritaire et le bon voisinage, avant de mettre en relief la position géographique privilégiée qu’occupe le pays à savoir les énormes potentialités économiques dont il dispose, la réforme du système douanier, la disponibilisation des infrastructures nécessaires pour attirer les investissements et l’amélioration du climat des affaires, suivant les normes internationales.

Ainsi, 5 pays africains, ont figuré dans le top 10 des pays ayant réalisé le plus d’efforts pour mettre en place des règles favorables à l’amélioration du climat des affaires. Il s’agit de Djibouti (99ème mondial), du Togo (137ème mondial), du Kenya (61ème mondial), de la Côte d’Ivoire (122ème mondial) et du Rwanda (29ème mondial).

Sur le Continent, c’est l’Ile Maurice qui est championne des réformes et fait désormais partie des 20 meilleurs élèves dans le monde. Elle est talonnée par le Rwanda 29ème et par le Kénya, 61ème. Le Maroc à la 60ème place est le pays maghrébin le mieux loti.

Ce classement est dû aux lenteurs notées dans la mise en place de stratégies pour attirer les investisseurs à créer des entreprises dans les pays.

Toutefois, ce rapport que publie annuellement la Banque Mondiale depuis 15 ans vise à jeter la lumière sur les plus importantes réalisations accomplies par chaque État et les étapes franchies sur la voie du développement du climat des affaires ainsi que sur les contraintes qui entravent la réalisation des objectifs escomptés à travers l’encouragement des investissements qui constituent l’un des principaux piliers économiques modernes.

Pour ce classement, les experts se sont basés cette année, sur 10 indicateurs à savoir : le démarrage d’une entreprise, la délivrance de permis de construire, l’obtention d’électricité, l’enregistrement des biens, l’obtention de crédits, la protection des investisseurs minoritaires, le paiement des impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats, et la résolution de l’insolvabilité.

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