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Conséquences du Covid 19 : Les bourses africaines infectées

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La pandémie du coronavirus (Covid 19) ne laissera aucun segment de l’économie mondiale indemne. En Afrique de l’Ouest par exemple, les performances des indices boursiers commencent à être négatives.

La Bources régionale des valeurs mobilières sonne l’alerte sur les impacts du Covid 19. «La situation est à suivre au cours des prochains jours, mais d’ores et déjà, les mesures prises par les différentes autorités publiques (confinement, restriction des voyages, fermeture des établissements scolaires et universitaires, etc.) ont redonné un peu de couleur aux bourses», mentionne la Brvm dans un communiqué. En effet, explique l’institution financière de l’Uemoa, «depuis le début de l’année 2020 jusqu’au 3 mars dernier, les indices Brvm 10 et Brvm Composite ont enregistré des performances négatives, respectivement de -7,85% et de -7,6%. Sur la semaine du 9 au 13 mars 2020, les indices du marché Actions ont accusé de légers reculs. Ainsi, l’indice Brvm 10 a baissé de 0,86% tandis que l’indice Brvm Composite cédait 0,96%. Compte tenu du contexte boursier mondial, ces performances se révèlent relativement bonnes. Il apparaît que sur les cinq actions ayant le plus baissé, trois sont des filiales de grands groupes internationaux, notamment Air liquide Ci, Nestlé Ci et Bicis Ci. Les reculs enregistrés pourraient être interprétés comme des conséquences anticipées du ralentissement du commerce international. A Paris, les titres Air liquide, Nestlé Sa et Bnp Paribas ont chuté respectivement de 14,56%, 11,01% et 17,62% sur la semaine du 9 au 13 mars 2020». Concernant la baisse du titre Sogb, note la Brvm, «serait probablement liée au recul des cours de l’huile de palme et du caoutchouc naturel. Ces produits agricoles souffrent de la perspective d’une contraction de la consommation chinoise qui représente une part importante de la demande mondiale. Par contre, pour le titre Sicable, la baisse du cours est essentiellement due à la publication de résultats financiers en baisse de 16,4% en 2019 comparé à l’année précédente».

La croissance de l’Uemoa menacée
Au sein de l’Uemoa, relève l’institution financière, «l’épidémie du coronavirus pourrait impacter la croissance de l’Union en liaison avec la baisse des exportations et des importations. En effet, selon la Bceao, les exportations de biens de l’Union en 2018 ont été destinées à 43,7% à l’Europe, dont 25% pour l’Union européenne et 18,7% pour les autres pays dudit continent. La Suisse, les Pays-Bas et la France demeurant les principaux clients de l’Uemoa, en accueillant respectivement 17,5%, 6,5% et 5,8% des exportations au cours de la période sous revue. Ainsi, la mise en quarantaine de certaines régions d’Europe devrait entraîner une baisse de la demande émanant de ces zones ; d’où éventuellement un impact négatif sur les exportations des Etats membres de l’Uemoa».
Concernant les importations, note le document, «les principales sources d’approvisionnement des pays de l’Uemoa sont l’Union européenne (41,4%), l’Asie (35,7%), l’Afrique (15%) et l’Amérique (6,9%). Les acquisitions de biens en provenance de l’Asie sont composées essentiellement de produits alimentaires, principalement le riz en provenance de la Thaïlande et de l’Inde, de biens d‘équipement et intermédiaires, avec des parts relatives de 29,8%, 30,7% et 20,7% respectivement. Les biens intermédiaires en provenance de l’Asie sont livrés, notamment par la Chine (66,2%), l’Inde (10,1%) et le Japon (6,8%). Au regard de ces statistiques, la réduction des activités au sein de l’Union européenne et en Chine pourrait priver l’Union de divers biens intermédiaires, avec un potentiel impact négatif sur le secteur industriel».

lequotidien

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