Le Conseil des Ministres s’est réuni le mercredi 07 janvier 2026, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de textes suivants :
‐ Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret 2014-067 du 27 mai 2014 fixant les éléments constitutifs de la structure des prix des Produits Pétroliers Liquides.
‐ Ce projet de décret vise à introduire une nouvelle réforme du mécanisme de fixation des prix des produits pétroliers liquides, régie par le décret 2014-067. Ce mécanisme repose sur le principe de la fixation préalable du prix à la pompe, laissant à l’État le soin de supporter ou de bénéficier de la différence par rapport au prix de revient. En raison de la hausse des prix de l’énergie ces dernières années, l’État a dû supporter des montants considérables pour maintenir le prix actuel à la pompe (500 ouguiyas pour le diesel et 566 pour l’essence).
Selon les informations disponibles, les prix des hydrocarbures pour l’année 2026 devraient globalement diminuer. Plutôt que de se trouver dans une situation où l’écart de prix serait favorable au trésor public, le gouvernement, suivant les instructions de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a décidé d’introduire une nouvelle réforme du mécanisme de fixation des prix des hydrocarbures, permettant aux citoyens de bénéficier de la baisse prévue, au lieu de maintenir l’ancien mécanisme où le prix reste fixe et la différence positive versée au compte du trésor public.
Cette réforme comprend également la mise en place d’un autre mécanisme d’intervention en cas de hausse des prix.
Enfin, le mécanisme de fixation des prix du gaz domestique restera inchangé, car les prévisions des prix de cette matière ne montrent pas de variation pouvant entraîner un écart de prix positif.
Par conséquent, l’État continuera à payer l’écart de prix dont le coût a atteint en 2024 plus de 1,4 Milliard MRU et pour les neuf premiers mois de l’année 2025 près de 1,3 Milliard MRU.
‐ Projet décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Mécanisme National de Compensation “Tassanoud” en cas de hausse des prix des produits pétroliers liquides.
La mise en place du Mécanisme National de Compensation dénommé “Tassanoud”, destiné à octroyer un soutien financier ciblé à protéger les ménages vulnérables contre les effets inflationnistes résultant de la volatilité des prix des carburants chaque fois que le prix du gasoil dépasse un seuil prédéfini.
Ce mécanisme, conforme aux meilleures pratiques internationales en matière d’adaptation sociale aux chocs externes, repose sur :
• Des paramètres techniques susceptibles d’actualisation ;
• Des données socio-économiques fiables issues du Registre social national ;
• Une coordination étroite entre les départements ministériels concernés.
Le présent projet de décret a pour objet la création dudit mécanisme ainsi que la définition des règles relatives à son organisation, à son fonctionnement et à son financement.
‐ Projet de décret abrogeant et remplaçant certaines dispositions des décrets portant création, organisation et fonctionnement des Ecoles de Santé Publique à l’Intérieur du pays.
Le présent projet de décret a pour objet d’abroger et de remplacer les dispositions de l’article 4 (nouveau) des décrets portant création et organisation d’établissements publics à caractère administratif, dénommés : les Ecoles Nationales de Santé Publique.
Cette modification permettra d’harmoniser la composition des conseils d’administration avec les changements intervenus au niveau de l’Administration territoriale, notamment suite à la création des conseils régionaux.
‐ Projet de décret portant nomination du Président, du Vice-Président et des membres du Conseil d’administration de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale.
‐ Projet de décret portant annulation de onze (11) permis de recherche pour les substances du groupe 2, groupe 4 et groupe 5.
Ce projet de décret actuel vise à annuler onze (11) permis de recherche suite à des enquêtes ayant révélé des irrégularités dans le respect des obligations réglementaires par les sociétés détentrices, notamment en ce qui concerne le paiement de la taxe superficiaire annuelle.
Cette mesure est mise en œuvre conformément à l’article 60 du décret n° 2008-159 du 4 novembre 2008 relatif aux titres miniers et de carrières.
‐ Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de la Société des Chantiers Navals de Mauritanie (CNM).
Le Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement a présenté une communication relative à l’évolution du portefeuille des grands marchés du 1er novembre au 31 décembre 2025.
Ce communiqué vise à informer le gouvernement des progrès accomplis dans la mise en œuvre des grands projets et programmes de développement. Il s’inscrit dans le cadre du mécanisme de suivi systématique et rigoureux mis en place en septembre 2023, conformément aux instructions de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, en vue d’en améliorer la mise en œuvre.
Cette communication couvre la période du 1er novembre 2025 au 31 décembre 2025. Il examine d’abord, de manière générale, l’état et l’évolution du portefeuille au cours de cette période ; ensuite, il présente un aperçu de la mise en œuvre du programme d’urgence pour le développement de la ville de Nouakchott ; et enfin, il décrit le programme d’urgence pour la généralisation de l’accès aux services nécessaires au développement local.
Ces deux programmes ont été lancés par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, respectivement le 20 janvier 2025 et le 06 novembre 2025, dans le but d’améliorer l’accès et la qualité des services de base, et d’améliorer les conditions de vie des citoyens sur l’ensemble du territoire national.
Le portefeuille comprend actuellement 106 marchés. Trente marchés ont été réceptionnés depuis juillet 2025, dont 12 livrés après la dernière communication.
La progression moyenne du portefeuille à la fin du mois de décembre 2025 est de 52 %, soit une progression moyenne de 7 points sur deux mois, ou 3,5 points par mois.
Il est à noter que le taux de progression mensuel est resté supérieur au seuil de 3 points en novembre et décembre 2025. Cette tendance semble se poursuivre à moyen terme avec un taux mensuel de 3,5 points sur la période, ouvrant de nouvelles perspectives pour atteindre des niveaux importants de performance.
Le taux de décaissement moyen est de 40 %, tansdis que le taux moyen de consommation des délais est de 129 %. Le nombre de projets mis en œuvre sans retard s’élève à 32, soit 30 % du portefeuille, tandis que le nombre de projets ayant dépassé les délais contractuels est de 57, soit 54 %.
Le programme d’urgence pour le développement de Nouakchott, lancé le 20 janvier 2025, affiche un niveau d’avancement de 77 % au 31 décembre 2025, contre un taux moyen de consommation des délais de 69 %. Les progrès réalisés en novembre et décembre 2025 atteignent 11 points, et nous constatons avec satisfaction que tous les volets du programme affichent des taux d’avancement supérieurs au taux moyen de consommation des délais de 69 % au 31 décembre 2025.
Concernant le programme d’urgence visant à généraliser l’accès aux services de base nécessaires au développement local, il est entré dans sa phase de mise en œuvre à un bon rythme dans l’ensemble, avec des variations notables enregistrées par secteur (taux d’avancement de 16 % au 31 décembre 2025, contre un taux moyen de consommation de délai de 10 %).
Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Le Ministre de l’Equipement et de Transports a présenté une communication relative au système de contrôle de la surcharge des véhicules lourds.
Cette communication a permis de présenter un diagnostic global des facteurs ayant entravé la mise en exploitation des stations de contrôle de la surcharge des poids lourds et du cadre juridique et réglementaire régissant ce dispositif, ainsi que de faire le point sur les investissements réalisés dans ce domaine. Elle expose également les mesures prises et celles envisagées en vue de la mise en place effective d’un système national performant de contrôle de la surcharge des véhicules lourds.
Ce système vise, d’une part, à préserver le réseau routier national contre les dégradations importantes causées par les charges excessives exercées sur les essieux des camions, lesquelles entrainent une détérioration prématurée des infrastructures routières et l’augmentation des coûts d’entretien, et d’autre part, à renforcer la sécurité routière en réduisant les accidents de la circulation liés à la surcharge des véhicules.















