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Communiqué d’Armepes-France : l’esclavage par ascendance par les assassinats de Djandjoumé village soninké au Mali

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Communiqué d'Armepes-France : l'esclavage par

 L’association ARMEPES-France faisant partie de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste Ganbanaaxu FEDDE, dénonce fermement les exécutions odieuses de 4 hommes militants antiesclavagistes et plusieurs blessés dans le village de Djandjoumé dans la soirée du 1 septembre 2020.

Les personnes tuées sont; le doyen Mountakha Diarrisso 69 ans, Issou Sissoko, Diani Hamet Sissoko et Gossi Sissoko. Ils ont été lynchés à mort et jetés dans les eaux de pluies par plusieurs extrémistes issus des clans féodalo-esclavagistes du village. Selon les premiers éléments révélés, tout était parti  d’une décision judiciaire donnant raison aux familles de défunts concernant une affaire d’expropriation foncière.

Par la suite un religieux coutumier allié de féodaux aurait tenu des propos apologétiques de l’esclavage jusqu’à s’en prendre verbalement aux responsables de la Justice à Nioro. Le jour de sa convocation à Nioro, une équipée meurtrière s’est constituée pour commettre les exactions méthodiques en visant les familles d’anciens esclaves qui refusent la perpétuation sociale de l’esclavage statutaire dans le village.

Le résultat funeste a été vu sur les réseaux sociaux avec les images horribles d’un massacre innommable à l’arme blanche. 
Par conséquent, nous tenons à ;

● Prier pour la Paix éternelle de victimes et un prompt rétablissement aux blessés, 

● Exprimer notre entière solidarité à nos partenaires maliens du RMFP et particulièrement aux familles éplorées,

● Interpeller et alerter nos autorités publiques sur le danger que représente l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké. Et demander une mobilisation des organisations nationales et internationales travaillant pour la défense des Droits humains autour cette problématique,

● Indexer l’activisme extrémiste transnational des milieux féodalo-esclavagistes. En effet une nébuleuse composée de groupes whatsapp apologistes gérés principalement par des maliens (kingui contre ganbana, horon diti bana et autres) et des mauritaniens (democratia islamique , tounka lenmoun daxa et fans donald trump), s’adonne à la banalisation du discours incitatif aux intimidations et aux violences physiques sur les antiesclavagistes soninkés,

● À préciser aux autorités mauritaniennes, que plusieurs éléments de ces groupuscules féodaux sont mauritaniens notamment du Guidimagha. Une véritable organisation mafieuse avec des listes de cotisants disponibles depuis la France, finance en commanditaire les agissements condamnables de leurs clans  contre les familles qui rejettent l’esclavage par ascendance dans nos villages. En Mauritanie, une application effective et rigoureuse de certaines dispositions prévues par la loi 031 – 2015 sur l’esclavage et ses séquelles et la loi 023 – 2018 portant sur les discriminations, réglerait beaucoup de choses,

● Prendre à témoin l’opinion publique internationale sur nos alertes répétées à propos d’une problématique grave touchant la violation flagrante des droits humains,

● Réaffirmer l’approche pacifique de notre engagement humaniste et citoyen pour l’instauration d’une égalité citoyenne dans notre communauté sans les pesanteurs discriminatoires et ségrégationnistes datant du moyen-âge. 

3 septembre 2020 
©️ Pour la communication Armepes-France

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