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C’est confirmé nous savons maintenant où proviennent les médicaments de la rue

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Ils sont nombreux les jeunes sénégalais qui excellent dans la commercialisation des médicaments supposés ou non contrefaits, un marché frauduleux qui trouve sa rentabilité du fait que des sénégalais espèrent retrouver la plénitude de leur santé en y faisant recours. Malgré la prise en charge d’un maillon important de la population en toute gratuité des soins médicaux dans le cadre de la couverture maladie universelle, les enfants de zéro à cinq ans notamment.

La prolifération des points de vente de médicaments non certifiés est d’une ampleur inquiétante dans la capitale sénégalaise. Des investigations que nous avons menées ces dernières semaines nous ont conduit à voir le phénomène avec acuité.

Pour calmer des douleurs passagères, se soulager de maladies bénignes ou encore guérir de pathologies chroniques, ils sont nombreux les sénégalais faisant recours à des substances chimiques encapsulées.

Parce que tout simplement l’accès aux produits pharmaceutiques tributaires de la PNA ( pharmacie nationale d’approvisionnement, Ndlr ) pose problème selon des interlocuteurs qui ont accepté de nous donner leurs état d’âme.

Selon Batole Niang, une jeune femme que nous trouvé à la devanture d’un kiosque de  journaux l’usage modéré de ces médicaments n’est pas une mauvaise chose en soi sauf que leur validité serait à vérifier avant toute prise et le dosage également vu que les revendeurs sont généralement illettrés, soutient-elle.

Des justifications comme quoi que les médicaments de la rue à croire proviendraient de la PNA ce qui poussent nombre de nos frères et sœurs recourir  plaquettes, tubes, solutions embouteillées sans crainte de leur santé.

« La plupart des revendeurs des médicaments de la rue ne sont jamais allés en classe, ils ne peuvent pas lire la notice la plus banale d’un médicament et n’ont pas les moyens de contre fabriquer des médicaments encore aller à l’étranger acheter ces produits que d’aucuns considèrent comme médicaments », dénonce Babacar, un journal papier en main.

Si  Batole Niang quant à elle pense que l’usage des médicaments de la rue est à modérer, elle s’en méfie peu à peu, elle appelle tout de même aux « personnes sans ressources à se tourner vers des structures caritatives pour faire face à leurs frais médicaux.

Dans le cadre de la couverture maladie la gratuité des soins pour les enfants de zéro à cinq ans est toujours en vigueur au Sénégal, cependant l’automédication y demeure un phénomène de santé publique très répandu. 

>> À lire également : La couverture maladie universelle

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