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Bloqués à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie : des Sénégalais lancent un appel de détresse

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Les restrictions de voyage continuent à peser sur de nombreux migrants. Bloqués à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie à cause de la fermeture des frontières imposées par les autorités marocaines qui multiplient les mesures restrictives pour contenir la propagation du coronavirus, 11 Sénégalais, dont des convoyeurs et des commerçants, lancent un appel à l’Etat pour les tirer de ce calvaire prolongé. Ils sollicitent l’intervention des autorités sénégalaises pour pouvoir passer la Tabaski avec leurs proches. Une course contre la montre est engagée, à moins de 72h de la fête.

Joint par téléphone, l’un d’eux, Serigne Mbacké Sarr, raconte leur calvaire, surtout qu’ils ont été rattrapés par la pandémie. Selon son témoignage, ils étaient partis de Thiaroye le 17 janvier dernier pour convoyer de la marchandise à Casablanca.

Malheu­reusement pour eux, la pandémie a éclaté avant qu’ils ne retournent au Sénégal. Après avoir embarqué de la marchandise et des passagers venus faire des affaires au bord de trois véhicules, ils ont pris le chemin du retour. Mais arrivés au rond-point «Dagmar», à 80 kilomètres de la frontière entre le royaume chérifien et la Mauritanie, ils ont été obligés de s’arrêter à cause de la fermeture de la frontière du fait de la pandémie du Covid-19.

Ainsi depuis le 27 juin dernier, leurs voitures sont immobilisées et les occupants interdits de circuler. Selon M. Sarr, ils étaient 14 au départ, mais à cause des conditions extrêmement difficiles auxquelles ils sont confrontés, car sans nourriture ni couchage, ils étaient obligés d’utiliser l’argent devant leur servir de payer l’escorte pour se sécuriser pour acheter de la nourriture et les véhicules pour dormir la nuit.

«A cause des conditions difficiles, trois d’entre eux, deux femmes dont l’une avait avec elle son bébé et un homme dont la santé était précaire, ont été obligés de retourner à Casablanca», raconte-t-il.

Par ailleurs, les 11 personnes restées sur place ont été soumises à des tests de détection du coronavirus «revenus négatifs». Jusque-là, elles sont toujours coincées dans une station d’essence sous la surveillance de gendarmes mauritaniens, alors que «d’autres ressortissants de la sous-région qui étaient bloqués sur place sont rentrés chez eux grâce à l’intervention de leurs autorités». Ils espèrent autant des dirigeants sénégalais.

«Nous n’avons qu’un seul vœu : retourner dans notre pays et fêter la Tabaski avec nos familles. Nous en appelons à l’intervention de nos autorités pour obtenir l’autorisation de passer la frontière marocaine», lance Serigne Mbacké Sarr.

Avec lequotidien

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