Dans une démarche perçue comme une nouvelle tentative pour sortir de l’impasse et relancer le processus de consensus national, le Coordonnateur du Dialogue national, Moussa Fall, a entamé des réunions et des séances de travail avec les dirigeants des partis au pouvoir et d’opposition.
[m1] Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre des préparatifs en cours pour le dialogue politique inclusif convoqué par le Président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.
Selon des sources bien informées, l’ordre du jour de ces réunions préliminaires a été finalisé.
Le Coordonnateur national rencontrera trois représentants des partis d’opposition participant au dialogue : Samory Ould Bey, Sidi Ould El Kori et Mokhtar Tall.
Il rencontrera également trois représentants des partis affiliés à l’institution de l’opposition démocratique : Hamadi Ould Sidi El Mokhtar, Abdessalam Ould Horma et Amadou Tidiane Diop. Le parti du Rassemblement des Forces Démocratiques sera représenté quant à lui à ces réunions par Yacoub Diallo.
La liste des participants issus des partis au pouvoir comprend également Mohamed Ould Bilal, Mohamed Yahya Ould Horma, Saleh Ould Hanena, Mohamed Jemil Mansour, Outhmane Cheikh Abou El Maali et Mohamed Ould Taleb, témoignant d’une volonté officielle d’associer différents courants politiques en vue d’un dialogue inclusif et ouvert aux questions fondamentales.
L’accord de ces partis pour participer à la préparation du dialogue limite son boycott à la position toujours défendue par le député Biram Dah Abeid.
Dans ses dernières déclarations, le député Biram Dah Abeid a averti que la participation d’une partie de l’opposition à ce dialogue politique représente un « pari politique » dont ils paieront le prix ultérieurement, compte tenu, selon lui, de l’absence de conditions propices à un dialogue sérieux, susceptible de produire des résultats concrets et de freiner ce qu’il a qualifié d’abus de pouvoir.
Ould Abeid a souligné que « les expériences de dialogue passées ont démontré leur incapacité à engendrer un véritable changement », considérant que la domination des hauts gradés militaires, des oligarques politiques et de l’argent corrompu continue de contrôler les leviers du pouvoir. Il a également décrit l’espace politique comme « fermé » et contrôlé par une « démocratie sur mesure », insistant sur le fait que tout dialogue sérieux exige la garantie des libertés politiques et l’abandon des monopoles du pouvoir.
Ould Abeid a affirmé que « les conditions actuelles du dialogue, notamment les restrictions imposées à l’opposition et aux droits de manifester et de s’organiser, ne permettent pas son succès », avertissant que le régime cherche à « redorer son image » sans faire de véritables concessions.
Il a conclu en réaffirmant le maintien du boycott par son groupe, membre de la coalition opposée au dialogue, et en réitérant son appel à un dialogue authentique qui s’attaque aux crises du pays et mette fin à la corruption et à l’impunité.



















