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Approche politicienne : Le Sénégalais choisit son dirigeant par le cœur et non avec l’esprit !

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president sénégalais
Approche politicienne : Le Sénégalais choisit son dirigeant par le cœur et non avec l’esprit !

Voici une problématique non moins importante qui dépasse le cadre circonscris de notre piste de réflexion. En effet, au regard des remous politiques  qui ne cessent  d’alimenter   notre landerneau politique national, l’on est en droit de se demander si réellement le sénégalais est à mesure de se prévaloir d’une posture politique lucide une fois sonne l’heure de se choisir son dirigeant !

A l’évidence, on fait face ici à un questionnement dont il serait difficile de donner une réponse toute faite. Mais au regard  de la complexité de l’objet, nous nous  autoriserons à quelques pistes de réflexion là-dessus.

L’histoire politique du Sénégal est en effet parsemée de tribulations politiques que le commun des mortels sénégalais est censé utiliser au moment de voter. C’est-à-dire qu’il opère souvent un choix politique dépourvu de lucidité et d’humilité à cause d’un combat politique qu’il porterait par effraction pour défendre un supposé persécuté.

Le constat est d’autant plus patent qu’on ne saurait l’occulter au vu des mutations politiques qui ont tendance à nous renvoyer toujours à la case de départ. La vérité est que le sénégalais n’est pas habitué à user de l’adversité  pour déterminer un choix politique strictement lucide.

Et ce processus de travestissement va crescendo au point d’être érigé en règle, sous nos cieux. Différents leaders de notre landerneau politique national  qui ont eu maille à partir avec la justice ou qui sont voués aux gémonies par le passé ont pu bénéficier de la sympathie de citoyens sénégalais qui n’avaient pas forcément un  lien politique  avec eux.

Maître Abdoulaye Wade, Idrissa Seck  et Macky Sall ont tous tiré partie  de ce grenier  de sympathie qui aura permis aux uns de frôler la présidence de la République et aux autres d’y entrer même sous le coup du destin. Aujourd’hui, c’est ce même processus de travestissement  politique qui est en train de se former autour de Khalifa Sall et autres leaders présumés.

Mais ce qui importe pour les sénégalais est que le realpolitik  qui consacre la maturité politique du citoyen  soit cultivé au profit de l’homo-sénégalensis.

C’est à dire que le vote du sénégalais lambda soit scrupuleusement arrimé au programme politique et non à la subjectivité portant sur des personnages politiques supposés malmenés. La nuance est de taille puisque sous nos cieux, ce sont les soubresauts politiques qui déterminent la plupart du temps nos postures politiques surtout quand sonne l’heure de choisir celui qui nous dirige.

Et cette façon très subjective de faire la politique démontre à suffisance que le sénégalais revient toujours à la case de départ après avoir bravé monts et merveilles pour consolider ses acquis démocratiques ou supposés comme tels. Ce qui signifie en clair que le vote  sénégalais est pour la plupart fonction des adversités et non des programmes politiques censés prendre théoriquement  en charge nos préoccupations de citoyens.

C’est cela qui justifie que le sénégalais  choisit son dirigent pour la plupart du temps  avec le cœur et non avec l’esprit. Une véritable impasse politicienne !

Assane SEYE-Senegal7

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