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Algérie: le président dissout le Parlement et convoque des élections anticipées

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Algérie: le président Tebboune dissout le Parlement

Dans un discours à la nation très attendu, jeudi 18 février, le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a décidé de dissoudre l’Assemblée nationale et d’appeler à des élections législatives anticipées, affirmant souhaiter « ouvrir ses portes à la jeunesse ».

Tebboune a annoncé qu’il allait procéder à un remaniement ministériel dans les 48 heures. Enfin, Abdelmadjid Tebboune a annoncé gracier plusieurs dizaines de détenus du Hirak, mouvement de protestation antirégime.

“Le Hirak béni’ a sauvé l’Algérie. J’ai décidé d’accorder la grâce présidentielle à une trentaine de personnes pour lesquelles une décision de justice avait été rendue, ainsi qu’à d’autres pour lesquelles aucun verdict n’a été prononcé. Entre 55 et 60 personnes rejoindront à partir de ce soir ou demain leur famille”, a-t-il déclaré dans un discours à la Nation télévisé. 

Quelque 70 personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du Hirak et/ou les libertés individuelles, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Avec la dissolution annoncée du Parlement, les élections législatives, prévues en 2022, devraient avoir lieu d’ici la fin de l’année.

De retour il y a une semaine d’Allemagne, où il était soigné pour des complications post-Covid, Abdelmadjid Tebboune a eu depuis des consultations avec six partis politiques, dont des formations de l’opposition.

Des milliers de personnes avaient manifesté, mardi 16 février, à Kherrata, le berceau du Hirak, à l’occasion du deuxième anniversaire de ce soulèvement populaire contre le régime en place dans le pays. C’est dans cette ville, à 300 kilomètres à l’est de la capitale Alger, qu’une première mobilisation spontanée avait réunie, le 16 février 2019, des milliers de personnes opposées à un cinquième mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis vingt ans.

Une semaine plus tard, le 22 février, la contestation avait gagné la capitale, puis le reste du pays, donnant naissance à un mouvement inédit, réclamant « le démantèlement du système » en place depuis 1962.

afp

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