Le ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement local, Mokhtar Ould Ahmed Bouceif, a assuré que les autorités ne permettraient ni l’inscription de personnes ne remplissant pas les conditions légales au registre national biométrique, ni l’exclusion d’un citoyen mauritanien remplissant les critères requis.
Le ministre a rappelé que l’inscription au registre national biométrique ouvre des droits, mais implique également des obligations. Il a ainsi insisté sur la nécessité de respecter les procédures légales et de vérifier l’éligibilité de chaque demandeur, précisant que les mesures de facilitation mises en place ne doivent pas conduire à contourner les règles relatives à la preuve de la nationalité mauritanienne.
Selon Mokhtar Ould Ahmed Bouceif, la Mauritanie figure parmi les rares pays dont le registre national reste ouvert aux nouvelles demandes d’inscription.
Il a indiqué que 1 179 000 personnes avaient été enrôlées dans le registre biométrique entre 2020 et 2026, dont environ 16 000 Mauritaniens établis à l’étranger.
Le ministre a également reconnu les difficultés rencontrées par les citoyens dans les centres d’état civil au cours des dernières années. Il a notamment évoqué, la lenteur des procédures et les obstacles auxquels certains demandeurs étaient confrontés pour obtenir leurs documents administratifs.
Il a assuré que son département avait engagé des mesures destinées à corriger ces dysfonctionnements et à améliorer les prestations, aussi bien à l’intérieur du pays qu’auprès des Mauritaniens vivant à l’étranger.
Parmi les mesures annoncées figure la possibilité de soumettre désormais les demandes d’inscription par voie électronique. Les dossiers restent toutefois soumis aux enquêtes et aux vérifications prévues par la législation en vigueur.
La question demeure particulièrement importante pour les personnes qui rencontrent des difficultés à établir leur nationalité ou à accéder aux services administratifs. La simplification des démarches et la transparence des procédures seront déterminantes pour que les citoyens concernés puissent effectivement exercer leurs droits.
Le ministre a enfin réaffirmé la volonté des autorités de poursuivre les efforts visant à résoudre les problèmes administratifs et à faciliter la délivrance des documents d’état civil aux demandeurs remplissant les conditions légales.


