Plus d’une quarantaine de civils ont été tués dimanche lors d’attaques perpétrées par des hommes armés dans la région de Ménaka, au nord-est du Mali, créant des déplacements de population, ont rapporté lundi à l’AFP des sources sécuritaires, locales et associatives.
Ces attaques sanglantes, menées par des hommes armés arrivés à moto, ont visé, selon ces sources, plusieurs campements appartenant majoritairement à la communauté Daoussahak, dont est issu le mouvement armé « Mouvement pour le salut de l’Azawad » (MSA), proche de la junte au pouvoir à Bamako. Le Bureau exécutif de la communauté Daoussahak a attribué ces attaques à l’organisation État islamique (EIS).
D’après une source sécuritaire basée à Gao interrogée par l’AFP, la tuerie est intervenue « en représailles à des opérations militaires menées dans la zone récemment et à des attaques de la part du MSA ».


