L’UFP a appelé le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh Ghazouani à confirmer l’intouchabilité des dispositions constitutionnelles relatives à la limitation et au nombre de mandats présidentiels lors des concertations prévues dans le cadre du prochain dialogue national, qualifiant la transition démocratique du pouvoir de pilier de la République.
Dans un communiqué publié hier mardi soir, le parti a pris acte des propos tenus par le président à Atar dimanche dernier, selon lesquels le dialogue n’a pas pour but de saper les fondements de la République. L’UPF a toutefois exigé une clarification : le processus ne devrait pas, ni directement ni indirectement, remettre en cause les dispositions constitutionnelles inaliénables.
Cette prise de position de l’UPF intervient alors que les partis politiques s’apprêtent à lancer le dialogue national, après des mois de consultations visant à définir le cadre et les thèmes des discussions. Ces consultations ont permis d’identifier des enjeux clés tels que l’unité nationale et la cohésion sociale, le modèle démocratique, la gouvernance, l’inclusion et l’autonomisation, ainsi que la prévention des risques et des menaces.
La question des mandats présidentiels et des amendements constitutionnels est restée parmi les dossiers les plus sensibles lors des préparatifs du dialogue, la majorité réclamant l’introduction de ce qu’elle qualifiait de « mandats présidentiels ».
L’opposition avait rejeté quant à elle toute atteinte à la transition pacifique du pouvoir et toute possibilité d’un troisième mandat présidentiel.
La Constitution prévoit un mandat présidentiel de cinq ans, renouvelable une fois, et la transition démocratique du pouvoir figure parmi les dispositions non susceptibles de révision constitutionnelle, a affirmé le parti progressiste.
L’UFP a fait remarquer que ce rappel est d’autant plus important que, selon lui, la campagne d’Insaf au pouvoir, « dérive dans une direction totalement différente », exigeant du président des mesures immédiates pour mettre fin à ce qu’il a qualifié de « déviation dangereuse ».
L’UFP estime que confirmer l’exclusion de ces questions du dialogue apaiserait le climat politique et renforcerait la confiance entre les participants.
Le parti a également affirmé que les amendements constitutionnels pourraient aborder d’autres aspects, à condition que les limites imposées par la Constitution elle-même soient respectées.
Le parti a enfin renouvelé son engagement, avec ses alliés, à participer à un dialogue « inclusif et sérieux » et à respecter les règles constitutionnelles relatives à la démocratie pluraliste.


