La Mauritanie renforce le soutien à sa presse en s’inspirant du modèle marocain, visant une meilleure régulation et un professionnalisme accru. Avec un classement parmi les premiers pays arabes en liberté de la presse, la Mauritanie s’efforce d’améliorer les conditions de travail, bien que le Syndicat des journalistes mauritaniens réclame une révision des critères de l’aide.
C’est dans le cadre de cette approche, que témoignant de sa volonté d’institutionnaliser le soutien à la presse, et malgré les difficultés persistantes du secteur des médias, la commission chargée de la gestion et de la distribution des ressources du Fonds public de soutien à la presse indépendante a annoncé l’ouverture des candidatures pour les institutions et organisations de presse souhaitant bénéficier d’un soutien public aux organes de communication au titre l’année 2025.
La commission a fixé la période de dépôt des candidatures du 21 au 31 janvier 2026, en adoptant des critères transparents et équitables, et en mettant l’accent sur le soutien à la formation, le développement des compétences et la promotion de l’excellence journalistique.
La commission a souligné que les institutions inactives en 2025 – sites web obsolètes, journaux non publiés ou chaînes n’ayant pas diffusé de programmes d’information – ne seront pas éligibles. Elle a également précisé que le respect de la réglementation publicitaire constituera un critère préférentiel lors de l’évaluation des candidatures.
Cette mesure intervient dans le cadre d’une réforme progressive du système médiatique, au moment même où les milieux journalistiques attendent la décision de la Cour constitutionnelle sur certaines questions juridiques encadrant le secteur, ce qui fait de ce soutien une étape transitoire confirmant la volonté officielle de continuer à soutenir le journalisme et à renforcer son professionnalisme.


















